
Ecobank : le bénéfice avant impôt grimpe à 736,9 millions de dollars à fin septembre
Le groupe bancaire panafricain Ecobank a enregistré un bénéfice avant impôt de 736,9 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de 2026, en progression de 12 % par rapport à la même période de 2025. Son produit net bancaire a également augmenté de 12 %, à près de 1,96 milliard de dollars. Ces résultats interviennent dans un contexte marqué par les pressions inflationnistes, les fluctuations des taux de change et le ralentissement de l’activité dans certains marchés africains.
Ecobank poursuit sa progression. Selon les résultats financiers publiés le 28 octobre 2026, le groupe a réalisé un bénéfice avant impôt de 736,9 millions de dollars entre janvier et septembre, contre environ 658 millions de dollars sur la même période de l’année précédente. Cette évolution s’accompagne d’une hausse de 12 % du produit net bancaire, qui atteint 1,96 milliard de dollars.
Les revenus nets d’intérêts ont progressé de 12 %, à 1,13 milliard de dollars. Les revenus hors intérêts ont suivi la même tendance, pour atteindre 831,6 millions de dollars. Les activités bancaires traditionnelles et les services générateurs de commissions ont ainsi contribué à l’évolution des revenus du groupe.
Cette progression s’est toutefois accompagnée d’une hausse des charges d’exploitation de 12 %, au même rythme que les revenus. Le coefficient d’exploitation s’est établi à 47,8 %, contre 48 % un an plus tôt. Cet indicateur mesure la part des revenus absorbée par les charges d’exploitation. Sa baisse traduit une légère amélioration de l’efficacité opérationnelle.
Les dépôts soutiennent les activités
La mobilisation des ressources de la clientèle constitue un autre élément important des résultats. À fin septembre, les dépôts des clients atteignaient 27,5 milliards de dollars, en hausse de 14 % sur un an selon le groupe. Les comptes courants et les comptes d’épargne représentaient 85 % de ces ressources.
Cette progression permet à Ecobank de disposer d’une base de financement plus importante pour ses activités de crédit et ses autres opérations bancaires. Elle contribue également à atténuer les pressions exercées sur les marges par la baisse des taux d’intérêt sur certains marchés.
Les paiements et les services numériques participent aussi à cette évolution. Les revenus issus des activités de paiement ont augmenté de 9 %, soutenus par les investissements dans les plateformes technologiques et les solutions numériques. Ces services occupent une place croissante dans les activités bancaires, notamment pour les transactions des entreprises et des particuliers.
Des résultats contrastés selon les marchés
La progression du bénéfice ne concerne pas toutes les régions dans les mêmes proportions. L’Afrique centrale, orientale et australe a enregistré une hausse de 20 % du bénéfice avant impôt. L’Afrique de l’Ouest anglophone a progressé de 10 %. Ces évolutions ont compensé des performances plus modérées en Afrique de l’Ouest francophone, qui comprend les marchés de l’UEMOA, ainsi qu’au Nigeria.
Cette différence souligne le poids de la diversification géographique dans les résultats du groupe. Présent sur plusieurs marchés africains, Ecobank peut s’appuyer sur les régions les plus dynamiques lorsque d’autres connaissent un ralentissement. Les écarts de performance montrent néanmoins que les conditions économiques et financières continuent d’influencer les résultats de ses filiales.
Au-delà de la croissance des revenus, la qualité des crédits demeure un enjeu pour le groupe. À fin septembre, le ratio des prêts non performants s’établissait à 7,5 %, contre 9,4 % au 31 décembre 2025. Cette évolution indique une amélioration de la qualité du portefeuille de crédits par rapport à la fin de l’année précédente.
Les charges liées aux dépréciations et aux pertes de crédit ont cependant atteint 287,2 millions de dollars sur les neuf premiers mois, contre 254,7 millions de dollars un an plus tôt. Leur augmentation rappelle que le risque de crédit continue de peser sur les comptes, malgré l’amélioration du ratio de prêts non performants.
Pour les prochains mois, le groupe devra donc poursuivre la croissance de ses revenus tout en maîtrisant ses charges et les risques liés aux crédits. La hausse du bénéfice avant impôt et la progression des dépôts constituent des éléments favorables, mais l’évolution des taux d’intérêt, de l’inflation et des devises restera déterminante.
Avec un bénéfice avant impôt en hausse de 12 % à fin septembre, Ecobank aborde le dernier trimestre de 2026 sur une trajectoire de croissance. La poursuite de cette évolution dépendra notamment de sa capacité à maintenir ses revenus, à contrôler le coût du risque et à tirer parti de ses activités dans les différents marchés africains où il est présent.





