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Électricité, numérique, compétences : les trois chantiers pour accélérer l’investissement privé africain – FMI

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Électricité, numérique, compétences : les trois chantiers pour accélérer l’investissement privé africain – FMI

L’Afrique subsaharienne doit améliorer ses infrastructures électriques, développer l’accès au numérique et renforcer les compétences de sa main-d’œuvre pour attirer davantage d’investissements privés. Dans ses Perspectives économiques régionales d’octobre 2026, le Fonds monétaire international (FMI) présente ces priorités comme des conditions nécessaires à la création d’emplois et à l’amélioration de la productivité.

Les coupures de courant et le coût de l’énergie compliquent les activités des entreprises. Pour maintenir leur production, certaines doivent investir dans des groupes électrogènes ou d’autres solutions d’alimentation, ce qui augmente leurs charges.

L’amélioration de la fourniture d’électricité permettrait de réduire ces dépenses, de sécuriser la production et de faciliter l’installation de nouvelles unités industrielles. Le développement des réseaux nationaux, des mini-réseaux et des interconnexions entre pays figure parmi les pistes pour améliorer l’accès à l’énergie.

L’accès à Internet et aux services numériques constitue un autre enjeu pour les entreprises africaines. Une connectivité plus accessible peut faciliter les paiements, les échanges commerciaux, la gestion des activités et l’accès à de nouveaux clients.

Mais les coûts de connexion et les insuffisances des infrastructures limitent encore les possibilités dans plusieurs pays. Le développement des réseaux à haut débit et l’amélioration de leur couverture peuvent aider les entreprises à adopter de nouveaux outils et à gagner en productivité. Ces investissements sont également importants pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les activités économiques.

Des compétences adaptées aux besoins des entreprises

Les infrastructures ne suffisent pas à elles seules. Les entreprises ont également besoin de travailleurs capables d’utiliser les technologies, de maîtriser les équipements et de répondre aux exigences de nouveaux métiers.
Le renforcement de la formation technique et professionnelle, ainsi que des compétences numériques, peut faciliter le recrutement et l’adaptation des entreprises aux évolutions du marché. Il s’agit aussi de rapprocher les programmes de formation des besoins réels des employeurs.

Créer des conditions favorables à l’investissement

Pour le FMI, ces trois priorités doivent s’accompagner d’un environnement des affaires plus prévisible. Les investisseurs ont besoin de règles compréhensibles, de procédures administratives adaptées et de conditions économiques qui leur permettent de préparer leurs projets sur plusieurs années.

Les besoins concernent donc à la fois les infrastructures, la formation et le fonctionnement des institutions. Les investissements publics peuvent contribuer à mettre en place ces conditions, tandis que les financements privés peuvent participer au développement des réseaux électriques, des télécommunications et des activités productives.

L’enjeu est de transformer ces améliorations en investissements, en emplois et en gains de productivité. Alors que le FMI prévoit une croissance de 4,5 % en Afrique subsaharienne en 2026 et en 2027, l’institution estime que le soutien au secteur privé reste essentiel pour améliorer durablement les conditions de vie dans la région.

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