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Nigeria : la croissance accélère à 4,43 % au deuxième trimestre 2026

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Nigeria : la croissance accélère à 4,43 % au deuxième trimestre 2026

L’économie nigériane a accéléré au deuxième trimestre 2026. Le produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 4,43 % sur un an, contre 3,89 % au premier trimestre et 4,23 % à la même période de 2025, selon les données du Bureau national des statistiques (NBS).  

Cette performance constitue la plus forte croissance trimestrielle enregistrée depuis le deuxième trimestre 2021, selon une analyse de Nairametrics. Elle traduit une amélioration de l’activité économique, même si le rythme reste encore inférieur à l’objectif de 7 % de croissance annuelle fixé par le président Bola Tinubu pour 2027.

La progression a été soutenue à la fois par les secteurs pétrolier et non pétrolier. Le secteur pétrolier a enregistré une croissance réelle de 7,31 %, contre 2,57 % au premier trimestre. La production moyenne de pétrole est passée de 1,55 million de barils par jour au premier trimestre à 1,72 million au deuxième trimestre.

Mais l’essentiel de l’économie nigériane reste porté par les activités non pétrolières. Celles-ci ont progressé de 4,31 % et représentaient 95,84 % du PIB réel au deuxième trimestre. Le secteur des services, qui demeure le principal contributeur, a progressé de 4,60 %, tandis que l’agriculture a enregistré une hausse de 4,39 %.

L’industrie constitue toutefois un point de vigilance. Sa croissance est tombée à 3,96 % au deuxième trimestre, contre 7,46 % un an plus tôt. Cette évolution montre que l’amélioration de la croissance n’est pas uniforme entre les différents secteurs de l’économie.

En valeur nominale, le PIB a atteint 119,27 mille milliards de nairas au deuxième trimestre, contre 100,7 mille milliards un an auparavant, soit une progression de 18,43 %.

Pour le gouvernement nigérian, ces chiffres confortent la trajectoire engagée depuis le début des réformes économiques. Le ministre des Finances, Taiwo Oyedele, estime notamment que le pays reste sur la voie de l’objectif d’une économie de 1 000 milliards de dollars à l’horizon 2030.

La question sera désormais de savoir si cette accélération peut se maintenir au cours des prochains trimestres et surtout se traduire par une amélioration plus visible des conditions de vie des ménages.

 

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