
La BAD veut renforcer son poids dans ATIDI pour soutenir les investissements en Afrique
La Banque africaine de développement (BAD) envisage de devenir le premier actionnaire d’African Trade and Investment Development Insurance (ATIDI), une institution spécialisée dans la garantie des investissements et des échanges commerciaux sur le continent africain. L’opération, estimée à 125 millions de dollars, marque une nouvelle étape dans la stratégie de l’institution financière panafricaine en faveur du financement du développement.
À travers cette prise de participation, la BAD entend accroître sa capacité à soutenir les investisseurs confrontés aux risques politiques, économiques ou commerciaux dans plusieurs pays africains. Une fois l’opération finalisée, la banque devrait porter sa participation à près de 14 % du capital d’ATIDI, contre environ 3 % actuellement.
Créée pour sécuriser les opérations financières et commerciales en Afrique, ATIDI accompagne aussi bien les États que les entreprises privées. L’institution propose notamment des mécanismes de couverture contre les défauts de paiement, les risques souverains ou encore certaines instabilités susceptibles d’affecter les projets d’investissement.
Pour la BAD, ce renforcement au capital de la plateforme répond à un double objectif : améliorer l’attractivité des économies africaines et faciliter la mobilisation de financements privés dans des secteurs jugés prioritaires, notamment les infrastructures, l’énergie, l’industrie et le commerce régional.
Dans un contexte marqué par le coût élevé du financement sur le continent, les institutions africaines cherchent de plus en plus à mettre en place des outils capables de rassurer les investisseurs et de réduire les risques liés aux opérations transfrontalières.
Cette initiative intervient également au moment où plusieurs économies africaines multiplient les besoins en capitaux pour accélérer leur transformation économique et financer de grands projets structurants.






