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Titres publics de l’UEMOA : les États prévoient 2 057 milliards FCFA d’émissions au 4è trimestre 

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Titres publics de l’UEMOA : les États prévoient 2 057 milliards FCFA d’émissions au 4è trimestre 

Les huit États de l’Union prévoient de mobiliser près de 2 057 milliards FCFA sur le marché régional entre octobre et décembre 2026. Les obligations du Trésor représentent près de 80 % des émissions programmées, avec une concentration des besoins de financement sur la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) prévoient de lever 2 057 milliards FCFA sur le marché régional des titres publics au cours du quatrième trimestre 2026. Publié le 9 octobre par UMOA-Titres, le calendrier des émissions couvre les mois d’octobre, de novembre et de décembre. Il traduit les besoins de financement des Trésors nationaux pour la fin de l’année.

Sur le montant annoncé, 1 632 milliards FCFA sont attendus à travers les obligations assimilables du Trésor (OAT), contre 425 milliards FCFA pour les bons assimilables du Trésor (BAT). Les obligations représentent ainsi environ 79,3 % du programme, tandis que les bons comptent pour 20,7 %.

Cette répartition traduit une place plus importante accordée aux emprunts obligataires, généralement assortis de maturités plus longues que les bons du Trésor. Pour les États, ces instruments permettent de répartir les remboursements sur plusieurs années, même si leur coût dépend des conditions du marché et des taux obtenus lors des adjudications.

La Côte d’Ivoire et le Sénégal en tête

La répartition des émissions fait ressortir le poids de deux pays. La Côte d’Ivoire prévoit de mobiliser 804 milliards FCFA, soit environ 39 % du total. Le Sénégal arrive en deuxième position avec 478,1 milliards FCFA, représentant près de 23 % des montants programmés.

À eux seuls, ces deux États concentrent environ 62 % des émissions prévues au cours du trimestre. Le Mali suit avec 300,1 milliards FCFA, devant le Niger, qui prévoit 193,5 milliards FCFA, et le Burkina Faso, avec 160 milliards FCFA.

Le Togo compte mobiliser 80 milliards FCFA, tandis que la Guinée-Bissau prévoit 41,1 milliards FCFA. Le Bénin ne figure pas dans le calendrier des adjudications publié pour cette période.

Cette répartition montre que les besoins de financement restent inégaux entre les pays de l’Union. Elle place également les émissions ivoiriennes et sénégalaises au centre de l’activité du marché régional au cours des trois derniers mois de l’année.

Un programme moins élevé qu’au premier semestre

Le volume annoncé pour le quatrième trimestre est inférieur à celui des deux premiers trimestres de 2026. Selon les données reprises par Waramina News, les intentions d’émissions s’élevaient à 4 168 milliards FCFA au premier trimestre et à 3 076 milliards FCFA au deuxième. Le programme du dernier trimestre marque donc un recul par rapport à ces deux périodes.

La baisse concerne particulièrement les bons du Trésor. Leur montant prévu pour le quatrième trimestre s’établit à 425 milliards FCFA, contre 1 241 milliards au premier trimestre et 1 050 milliards au deuxième. Les obligations conservent, en revanche, une place prépondérante dans le calendrier.

Cette évolution modifie la structure des ressources que les États comptent mobiliser sur le marché. Les investisseurs devront notamment ajuster leurs placements en fonction des maturités proposées, des rendements attendus et de leurs besoins de liquidité.

Au-delà des montants programmés, les conditions auxquelles les États parviendront à mobiliser ces ressources seront déterminantes. Les résultats des adjudications permettront de mesurer la demande des investisseurs et les taux effectivement servis par les Trésors.

Pour les finances publiques, l’enjeu est de couvrir les besoins de financement tout en maîtrisant le coût de la dette. Les obligations de maturité plus longue peuvent réduire la fréquence des refinancements à court terme, mais elles peuvent aussi entraîner des charges d’intérêts plus élevées selon les conditions obtenues.

Le calendrier prévoit 41 adjudications sur le trimestre. Les montants annoncés peuvent toutefois évoluer en fonction des décisions des Trésors et des résultats des opérations. Une intention d’émission ne garantit donc pas que la totalité du montant prévu sera effectivement levée.

À l’approche de la fin de l’année, le marché régional des titres publics demeure ainsi un instrument essentiel de financement des États de l’UEMOA. L’évolution des souscriptions et des rendements au cours des prochaines semaines permettra d’apprécier la capacité du marché à absorber les émissions prévues dans les conditions recherchées par les émetteurs.

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