
Sénégal : 37,4 milliards FCFA du Fonds de l’OPEP pour soutenir l’agriculture
Le Sénégal a obtenu un prêt de 57 millions d’euros, soit environ 37,4 milliards de FCFA, du Fonds de l’OPEP pour le développement international. Signé le 14 octobre 2026 à Bangkok, en marge des réunions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), cet accord vise à renforcer la production agricole nationale, améliorer les revenus en milieu rural et réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.
Le financement soutiendra le Projet d’appui à la stratégie de souveraineté alimentaire (PASS), une initiative destinée à améliorer les capacités de production des exploitations agricoles et à renforcer leur adaptation aux effets du changement climatique.
Le programme couvrira dix des quatorze régions administratives du Sénégal, notamment le bassin arachidier, l’est du pays et la Haute-Casamance. Les interventions prévues concernent l’irrigation, l’accès aux intrants agricoles, la promotion de pratiques culturales adaptées au climat et le rapprochement des producteurs avec les marchés.
Selon le Fonds de l’OPEP, le projet devrait bénéficier à environ 900 000 personnes, dont la moitié de femmes et une proportion équivalente de jeunes. Il prévoit également une meilleure gestion de l’eau sur 1 500 hectares de terres agricoles, la construction ou la réhabilitation d’environ 330 kilomètres de routes rurales et l’accompagnement de plus de 2 200 entreprises agricoles.
Le programme comprend aussi des mesures destinées à améliorer les capacités de stockage et de transformation des produits agricoles. L’objectif est notamment de limiter les pertes après récolte, de faciliter la commercialisation des productions et d’accroître les revenus des exploitants.
Un financement inscrit dans un programme plus large
Le prêt du Fonds de l’OPEP s’intègre à un projet de financement plus vaste, évalué à 266 millions de dollars. Celui-ci bénéficie également de contributions de 90 millions de dollars chacune du Fonds international de développement agricole (FIDA) et du Fonds italien pour le climat.
Pour le Sénégal, l’enjeu est de renforcer la disponibilité des produits alimentaires locaux et de réduire progressivement le recours aux importations. L’amélioration des infrastructures rurales, l’accès à l’eau et la disponibilité des intrants figurent parmi les facteurs susceptibles de soutenir les rendements et la commercialisation des productions.
Ce financement intervient alors que les producteurs agricoles doivent faire face aux effets du changement climatique, aux contraintes d’irrigation et aux difficultés d’accès aux marchés. La mise en œuvre du projet devra permettre d’évaluer les résultats obtenus en matière de production, de revenus ruraux et de sécurité alimentaire.







