
Nigeria : le gouvernement exclut le retour des subventions sur les carburants
Le gouvernement nigérian maintient la suppression des subventions sur les carburants, malgré la hausse des prix à la pompe. Le ministre des Finances, Taiwo Oyedele, estime qu’un retour à ce dispositif pourrait fragiliser la monnaie nationale et décourager les investisseurs.
Le Nigeria ne prévoit pas de rétablir les subventions sur les carburants. Le ministre des Finances et coordonnateur de l’Économie, Taiwo Oyedele, a réaffirmé cette position le 17 octobre 2026, lors d’un point de presse organisé à Bangkok, en Thaïlande, à l’issue des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Il a également exclu le retour à un système de taux de change multiples.
Selon le ministre, un changement de politique pourrait provoquer des sorties de capitaux, accentuer la pression sur le naira et compromettre les résultats des réformes économiques engagées par le gouvernement. La suppression des subventions, décidée en mai 2023, avait notamment pour objectif de réduire la charge supportée par les finances publiques.
Cette position intervient alors que la hausse du prix de l’essence pèse sur les ménages et les entreprises. Pour atténuer cette pression, la compagnie pétrolière publique Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC) a annoncé une réduction temporaire de sa marge commerciale sur la vente au détail de carburant, pour une période de 30 jours. Le gouvernement précise que cette mesure ne constitue pas un rétablissement des subventions financées par les ressources publiques.
Le gouvernement entend poursuivre les réformes tout en recherchant des moyens de soutenir l’activité économique et l’investissement. Selon les chiffres présentés par Taiwo Oyedele, l’économie nigériane a progressé de 4,4 % au deuxième trimestre 2026.
L’exécutif vise une croissance économique de 7 % et mise notamment sur les investissements dans les infrastructures, l’énergie, l’industrie et l’agriculture. Toutefois, le maintien de la suppression des subventions intervient dans un contexte où le coût du carburant continue d’alimenter les préoccupations liées au pouvoir d’achat et aux charges des entreprises.







