
Nigeria : la SEC veut imposer de nouvelles règles aux plateformes crypto
La Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria veut renforcer la surveillance du marché des actifs numériques. Le régulateur a proposé de nouvelles règles destinées notamment à mieux protéger les fonds et les actifs des clients des plateformes de cryptomonnaies.
Selon le projet présenté par la SEC, les entreprises opérant dans les actifs numériques devront notamment renforcer les dispositifs de conservation des avoirs de leurs clients. Les plateformes de conservation devront ainsi maintenir au moins 80 % des actifs numériques des clients en stockage à froid, sauf disposition contraire du régulateur.
Le projet prévoit également une séparation plus stricte entre les actifs des clients et ceux des entreprises. L’objectif est de limiter les risques liés à une mauvaise gestion des fonds, à la fraude ou à une éventuelle défaillance d’une plateforme.
Autre exigence : les opérateurs devront signaler certaines violations au régulateur dans un délai de 24 heures. La SEC entend ainsi disposer d’une meilleure visibilité sur les incidents susceptibles d’affecter les investisseurs.
Le nouveau cadre prévoit par ailleurs des exigences financières importantes. Les plateformes d’échange et les dépositaires d’actifs numériques devraient disposer d’un capital minimum de 2 milliards de nairas. Pour les prestataires de services sur actifs virtuels, le seuil proposé est de 200 millions de nairas, tandis que certaines plateformes d’offre d’actifs numériques et de tokenisation d’actifs réels seraient soumises à un minimum de 500 millions de nairas.
La SEC souhaite également que les entreprises étrangères proposant des services aux utilisateurs nigérians disposent d’un cadre local leur permettant d’être supervisées par le régulateur. Les nouvelles dispositions couvriraient notamment les plateformes d’échange, les dépositaires, les prestataires de services sur actifs virtuels, ainsi que certaines activités liées aux stablecoins, au staking et aux produits de rendement.
Pour le Nigeria, cette réforme marque une nouvelle étape dans l’encadrement d’un secteur qui s’est rapidement développé dans le pays. Elle vise à renforcer la protection des investisseurs et la transparence du marché, tout en donnant davantage de moyens à la SEC pour surveiller les acteurs locaux et étrangers.
Le projet reste toutefois soumis au processus réglementaire avant son éventuelle adoption définitive.







