
Marchés financiers africains : pourquoi la liquidité reste-t-elle un défi ?
Les marchés financiers africains peinent encore à attirer suffisamment d’investisseurs et à faciliter les échanges de titres. Malgré les progrès réalisés dans plusieurs places boursières, les transactions restent parfois limitées, ce qui complique le financement des entreprises et la revente des titres par les investisseurs.
La liquidité désigne la possibilité d’acheter ou de vendre un titre rapidement, sans provoquer une variation importante de son prix. Lorsqu’elle est faible, un investisseur peut avoir du mal à trouver un acheteur au moment où il souhaite vendre ses actions ou ses obligations.
Selon le rapport 2026 de l’Absa Africa Financial Markets Index, publié avec le concours du think tank OMFIF, 21 des 29 pays étudiés ont amélioré leur score. Pourtant, le manque de transactions demeure une difficulté pour plusieurs marchés financiers du continent.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le nombre limité d’entreprises cotées réduit les possibilités d’investissement. La participation encore faible des particuliers, le poids des investisseurs institutionnels et le manque de diversité des produits financiers limitent également les échanges. À cela s’ajoutent les difficultés d’accès aux devises dans certains pays et les différences entre les cadres réglementaires.
Pour améliorer la liquidité, les marchés doivent attirer davantage d’entreprises et d’investisseurs, notamment les particuliers, les fonds de pension et les compagnies d’assurance.
Le développement de nouveaux produits financiers et l’amélioration des conditions de négociation peuvent aussi faciliter les échanges.
À la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), les données de 2025 illustrent cet enjeu. Le volume des titres échangés a augmenté de 109,09 %, à près de 270 millions de titres. Toutefois, la valeur totale des transactions a reculé de 23,89 %, à environ 351,3 milliards de FCFA.
L’enjeu pour les marchés africains est donc de faciliter les achats et les ventes de titres, mais aussi de mieux orienter l’épargne vers le financement des entreprises et des projets économiques.
Une activité plus régulière sur les marchés secondaires permettrait aux investisseurs de revendre plus facilement leurs titres et pourrait encourager de nouveaux placements.







