
Le Bénin, moteur de la sécurité alimentaire dans l’UEMOA
Au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), le Bénin s’impose désormais comme un acteur clé de la sécurité alimentaire régionale. Selon les données de la campagne 2023/2024, le pays assure, aux côtés de la Côte d’Ivoire, près de la moitié de la production vivrière totale de l’Union, estimée à 78,9 millions de tonnes.
Grâce à ses performances remarquables dans la production de racines et tubercules — notamment l’igname et le manioc, qui représentent plus des deux tiers de sa production vivrière —, le Bénin occupe une place stratégique dans l’approvisionnement alimentaire de la sous-région. Cette spécialisation conforte son rôle de grenier alternatif pour les pays du Sahel, souvent confrontés à des déficits céréaliers récurrents.
Outre les tubercules, le pays affiche également des résultats solides dans la culture du maïs, du soja et d’autres légumineuses, renforçant la diversification de son offre et sa résilience face aux aléas climatiques. Ces performances traduisent les effets d’une politique agricole de plus en plus tournée vers la modernisation, la mécanisation et la valorisation des filières locales.
Mais cette dynamique doit encore être consolidée. Les défis logistiques, la transformation post-récolte et l’intégration des chaînes de valeur régionales demeurent des chantiers essentiels pour faire du Bénin non seulement un producteur, mais aussi un pôle de transformation et d’exportation vivrière à l’échelle ouest-africaine.
Dans un contexte où la stabilité alimentaire influence directement la stabilité économique de la région, le Bénin confirme ainsi son rôle central dans la souveraineté alimentaire de l’UEMOA.






