
La Banque mondiale relève les prévisions de croissance du Nigeria à 4,4 % en 2026
La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions de croissance économique pour le Nigeria, anticipant désormais une progression du produit intérieur brut (PIB) de 4,4 % en 2026, contre une estimation précédente plus modérée. Cette révision optimiste figure dans la dernière édition du rapport Global Economic Prospects publié par l’institution de Bretton Woods.
Selon la Banque mondiale, cette amélioration des perspectives économiques du Nigeria s’explique par une reprise plus soutenue de plusieurs secteurs clés, notamment les services, l’agriculture et certaines branches de l’industrie non pétrolière. L’institution souligne également l’impact positif des réformes économiques engagées par les autorités nigérianes, en particulier dans les domaines budgétaire et monétaire.
Après plusieurs années marquées par des chocs successifs — volatilité des prix du pétrole, pressions inflationnistes et contraintes budgétaires —, l’économie nigériane semble retrouver une trajectoire plus favorable. La Banque mondiale estime que la croissance attendue en 2026 pourrait être l’une des plus élevées enregistrées par le pays depuis plus d’une décennie, si les conditions macroéconomiques actuelles se maintiennent.
Le rapport met en avant le rôle moteur du secteur des services, porté par les télécommunications, le commerce et les services financiers, ainsi qu’une reprise progressive de la production agricole, essentielle pour l’emploi et la sécurité alimentaire.
Des défis structurels toujours présents
Malgré ces perspectives encourageantes, la Banque mondiale appelle à la prudence. L’institution rappelle que le Nigeria demeure confronté à d’importants défis structurels, notamment l’inflation élevée, le chômage, la pauvreté persistante et la nécessité de renforcer les infrastructures.
Elle recommande la poursuite des réformes visant à améliorer le climat des affaires, à diversifier l’économie au-delà du pétrole et à renforcer la mobilisation des recettes intérieures, afin de soutenir une croissance inclusive et durable.
À moyen terme, la Banque mondiale prévoit que la croissance du Nigeria pourrait se maintenir autour de 4,4 % en 2027, à condition que les autorités poursuivent leurs efforts de stabilisation macroéconomique et de réformes structurelles.
Ces nouvelles projections confirment le rôle central du Nigeria comme moteur économique de l’Afrique de l’Ouest, tout en soulignant l’importance d’une gouvernance économique rigoureuse pour transformer cette croissance attendue en progrès social tangible.
Hervé Ganhouégnon






