
Ghana : les entreprises publiques portent 25 milliards de dollars de passifs
Les entreprises publiques ghanéennes continuent de représenter un risque important pour les finances de l’État. Selon les dernières analyses consacrées aux entreprises publiques, leurs passifs atteignent environ 25 milliards de dollars, mettant en évidence les difficultés financières persistantes de plusieurs grandes entités.
Dans un rapport publié le 9 septembre 2026, le Fonds monétaire international (FMI) souligne que les passifs des entreprises publiques restent élevés et que les risques budgétaires sont concentrés sur un nombre limité de grandes entreprises. Les secteurs de l’énergie et des matières premières figurent parmi les principales sources de pertes.
Les données du rapport 2025 de la State Interests and Governance Authority (SIGA) montrent toutefois une amélioration des résultats financiers des entreprises publiques. Leur chiffre d’affaires a atteint 176,43 milliards de cedis en 2025, contre 137,64 milliards en 2024. Elles ont également enregistré un bénéfice net de 19,8 milliards de cedis, après une perte nette de 2,25 milliards de cedis en 2024.
Malgré cette amélioration, les passifs restent élevés. Le rapport de la SIGA fait état de 281,99 milliards de cedis de passifs pour les entreprises publiques et autres entités concernées en 2025. La compagnie d’électricité ECG représentait à elle seule 82,31 milliards de cedis.
Pour le FMI, le renforcement de la gouvernance et du suivi financier des entreprises publiques est donc essentiel. L’institution recommande notamment une meilleure surveillance de leurs dettes et des engagements susceptibles de peser sur les finances de l’État.
Le gouvernement ghanéen devra ainsi poursuivre les réformes engagées pour améliorer la gestion des entreprises publiques, réduire les risques pour le budget et renforcer leur contribution à l’économie nationale.






