ECONOMIE

Financement du développement : le Bénin mobilise 249,5 milliards FCFA à Bangkok

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Financement du développement : le Bénin mobilise 249,5 milliards FCFA à Bangkok

Le Bénin a conclu trois accords de financement d’un montant global de 249,5 milliards de FCFA avec la Banque islamique de développement (BID) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA). Signés les 12 et 13 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, ces accords concernent les infrastructures routières, l’agriculture et l’accès à l’électricité.

La plus grande part de ces ressources, soit 201,3 milliards de FCFA, est destinée à la modernisation de l’axe Godomey–Ouidah–Hillacondji. Long d’environ 94 kilomètres, ce corridor doit être aménagé en 2×2 voies afin d’améliorer la circulation, de réduire les coûts de transport et de faciliter les échanges commerciaux entre les pays de la sous-région. L’infrastructure constitue un maillon du corridor Abidjan–Lagos.

Un montant de 12,5 milliards de FCFA est également prévu pour un programme agricole consacré à l’amélioration de la fertilité des sols et à la productivité des cultures de légumineuses. Le projet couvrira 48 communes réparties dans cinq pôles de développement agricole. Il vise notamment à soutenir les petits producteurs, à améliorer leurs revenus et à renforcer la sécurité alimentaire face aux effets du changement climatique.

Le troisième accord porte sur 35,75 milliards de FCFA accordés par la BADEA pour l’extension et la mise aux normes du réseau électrique de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE). Le projet concerne 127 localités réparties dans sept départements. À terme, plus de 61 000 ménages et 4 300 très petites entreprises devraient bénéficier de nouveaux raccordements.

Ces accords ont été signés en marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Ils portent à 249,5 milliards de FCFA le montant des financements conclus à cette occasion avec les deux institutions arabes de développement.

La mise en œuvre des projets devra désormais permettre de traduire ces engagements financiers en infrastructures, en services énergétiques et en améliorations concrètes pour les populations et les acteurs économiques.

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