
Dangote Cement : quinze ans après, le projet londonien revient
Quinze ans après avoir envisagé une introduction à Londres, Aliko Dangote remet ce projet sur la table. Le fondateur de Dangote Cement souhaite désormais faire coter une partie du groupe sur le marché londonien, dans un contexte où plusieurs entreprises africaines cherchent à attirer davantage de capitaux internationaux.
Déjà présente à la Bourse de Lagos depuis 2010, la société nigériane pourrait procéder à une cotation secondaire à Londres dès 2026, selon des informations publiées par le Financial Times. L’opération porterait sur environ 10 % du capital de l’entreprise, aujourd’hui valorisée à plusieurs milliards de dollars.
Le projet n’est pas nouveau. Au début des années 2010, Aliko Dangote avait déjà étudié cette possibilité avant d’y renoncer. À l’époque, les conditions imposées aux entreprises étrangères sur le marché britannique, combinées aux besoins de financement liés à ses autres activités industrielles, avaient freiné le dossier. Depuis, le cadre réglementaire britannique a évolué et les autorités londoniennes cherchent à rendre la place financière plus attractive face à la concurrence de New York ou d’autres centres financiers.
Pour Dangote Cement, cette ouverture vers Londres répond aussi à des objectifs de financement et de visibilité auprès des investisseurs internationaux. Le groupe poursuit son développement dans plusieurs pays africains et veut accroître ses capacités de production au cours des prochaines années. Présente notamment au Nigeria, en Éthiopie, au Sénégal, en Tanzanie et en Afrique du Sud, l’entreprise figure parmi les principaux producteurs de ciment du continent.
Cette opération serait également suivie de près par les marchés africains. Elle pourrait relancer l’intérêt des investisseurs étrangers pour certaines grandes entreprises du continent, à un moment où plusieurs économies africaines recherchent de nouvelles sources de financement dans un environnement international plus exigeant.






