
L’Afrique dispose actuellement d’environ 441 millions de tonnes de capacité annuelle de production de ciment. Quelque 43,3 millions de tonnes supplémentaires sont en construction, tandis que 23 millions de tonnes de capacité additionnelle ont déjà été annoncées. Si ces projets sont réalisés, la capacité totale du continent dépasserait 507 millions de tonnes par an, soit une progression d’environ 15 %.
Cette expansion accompagne les besoins liés à l’urbanisation et au développement des infrastructures. Logements, routes, ports, usines et infrastructures énergétiques nécessitent d’importantes quantités de ciment et de béton.
Le Nigeria possède le plus important volume de capacités de ciment actuellement en construction en Afrique, avec environ 10 millions de tonnes par an. Le pays se classe ainsi au deuxième rang mondial derrière l’Inde pour les capacités en construction. L’Égypte reste, de son côté, le premier pays africain en capacité existante, avec environ 88 millions de tonnes par an.
La multiplication de ces projets devrait également accroître les besoins énergétiques du continent. La production de ciment nécessite notamment du charbon, du coke de pétrole, du gaz naturel et de l’électricité. Reuters souligne ainsi que l’essor de cette industrie pourrait donner une indication sur l’évolution future de la demande énergétique africaine.
Le développement de nouvelles cimenteries offre toutefois la possibilité d’utiliser des équipements plus récents et plus efficaces. Le recours à l’énergie solaire ou à des technologies moins énergivores pourrait aussi réduire la consommation des nouvelles installations, même si les solutions de réduction des émissions restent coûteuses dans plusieurs marchés africains.







