
Banque : Ecobank rejoint le système chinois de paiements en yuans
Le groupe bancaire panafricain Ecobank s’apprête à intégrer le système chinois de paiements transfrontaliers en yuans, appelé CIPS (Cross-Border Interbank Payment System). Selon Reuters, son directeur général, Jeremy Awori, a annoncé la signature d’un accord en Chine prévue le samedi 10 octobre 2026.
Cette adhésion doit faciliter les règlements entre les entreprises africaines et leurs partenaires chinois. Le CIPS relie plus de 5 000 banques dans plus de 100 pays et territoires, selon les informations communiquées par le dirigeant d’Ecobank à Reuters.
Présent dans 34 pays africains, le groupe entend également développer des services de règlement en yuans avec la Bank of China. Des discussions sont en cours entre les deux établissements, qui prévoient d’annoncer prochainement les modalités de leur coopération.
Jusqu’ici, les entreprises africaines qui importent des marchandises de Chine passent souvent par le dollar avant de convertir leurs fonds en yuans. Le recours à une monnaie intermédiaire peut entraîner des frais supplémentaires et exposer les opérateurs aux variations des taux de change. Le règlement direct en monnaie chinoise pourrait donc simplifier certaines transactions commerciales.
Cette initiative intervient alors que les échanges entre la Chine et l’Afrique se développent. Selon les données douanières chinoises citées par Reuters, le commerce entre les deux parties a progressé de près de 18 % en 2025.
Ecobank rejoint ainsi un mouvement déjà engagé par d’autres banques africaines. Standard Bank, en Afrique du Sud, a intégré le CIPS en novembre 2025. La Bank of Kigali, au Rwanda, a également rejoint le réseau, tandis que la banque angolaise Banco de Fomento Angola prévoit d’y adhérer.
Cette évolution participe à la diversification des circuits de paiement utilisés dans les échanges internationaux. Le dollar conserve toutefois une place dominante dans le commerce mondial et les réserves de change. L’initiative d’Ecobank vise surtout à offrir aux entreprises une possibilité supplémentaire pour régler leurs opérations avec la Chine.
Hervé Ganhouégnon







