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NAFAD : quelles perspectives pour les pays de l’UEMOA ?

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NAFAD : quelles perspectives pour les pays de l’UEMOA ?

Lancée en avril 2026 par le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) entend mobiliser davantage de ressources financières africaines au service du développement du continent. Présentée comme un cadre de coopération entre les principales institutions financières africaines, cette initiative pourrait avoir des retombées pour les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). 

L’objectif de la NAFAD est de renforcer les mécanismes africains de partage des risques, de réduire le coût du financement et d’encourager l’investissement des capitaux africains dans les économies du continent. Selon ses promoteurs, l’Afrique dispose d’importantes ressources financières, notamment à travers les fonds de pension, les compagnies d’assurance et les réserves des banques centrales, mais une grande partie de ces capitaux est investie hors du continent.

Pour les pays de l’UEMOA, cette initiative pourrait faciliter le financement de projets d’infrastructures, d’énergie, d’agriculture ou encore de transport grâce à un recours accru aux mécanismes de garantie proposés par des institutions comme ATIDI. Ces garanties permettent de limiter certains risques liés aux investissements et peuvent contribuer à attirer davantage d’investisseurs privés.

Les entreprises de la sous-région pourraient également bénéficier d’un meilleur accès au crédit si les coûts liés aux risques diminuent progressivement. Dans plusieurs pays de l’UEMOA, les petites et moyennes entreprises rencontrent encore des difficultés pour mobiliser des financements de long terme, une situation qui freine leur développement.

La NAFAD mise aussi sur une coopération plus étroite entre les institutions financières africaines. Au sein de cette architecture figure l’Alliance des institutions financières multilatérales africaines, qui réunit notamment la Banque africaine de développement, Afreximbank, Africa Finance Corporation et ATIDI. L’objectif est de coordonner davantage leurs interventions afin d’accroître les financements disponibles pour les économies africaines.

Pour les États de l’UEMOA, cette dynamique pourrait compléter les financements déjà mobilisés auprès des banques régionales et des partenaires internationaux. Elle ne remplacera toutefois pas les réformes nécessaires pour améliorer le climat des affaires, renforcer la gouvernance des projets et assurer une bonne gestion de la dette publique.

La mise en œuvre de la NAFAD dépendra désormais de l’engagement des États et des institutions concernées. Si les mécanismes annoncés sont progressivement déployés, les pays de l’UEMOA pourraient disposer de nouvelles sources de financement pour accompagner leurs projets de développement tout en s’appuyant davantage sur les ressources financières du continent.

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