Conférence-actualité sur le thème : « Financements nationaux de l’économie verte et durable : enjeux et défis dans une union monétaire »

Conférence-actualité sur le thème : « Financements nationaux de l’économie verte et durable : enjeux et défis dans une union monétaire »
Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB) a organisé, le mercredi 19 novembre 2025, à partir de 15H00, une conférence-actualité sur le thème « Financements nationaux de l’économie verte et durable : enjeux et défis dans une union monétaire ». La conférence a été animée par Monsieur Nasser ARY TANIMOUNE, Professeur Agrégé d’Economie à l’Université d’Ottawa (Canada) et Professeur Associé à l’Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger).Monsieur Mahaman Tahir HAMANI, Directeur Général du COFEB, en a assuré la présidence et la modération.
Dans son discours d’ouverture, Monsieur HAMANI a souligné l’actualité et l’importance du sujet face aux défis climatiques et financiers, notamment dans le contexte de la COP 30. Il a rappelé les actions de la BCEAO en soutien à la lutte contre le changement climatique, notamment l’adhésion au Réseau des banques centrales pour le verdissement du système financier (NGFS), la mise en place d’un Comité de Politique Climat (CPC) et l’intégration d’un axe de résilience et d’innovation dans son plan stratégique et sa vision décennale (2025-2033).
Au cours de son intervention, le Professeur ARY TANIMOUNE a articulé son exposé autour des trois points principaux, à savoir l’économie verte et durable, la politique monétaire comme moyen d’actions incontournable pour le financement de l’économie verte et durable et les enjeux et défis dans une union monétaire (exemple de l’UEMOA).
S’agissant du premier point relatif à l’économie verte et durable, le conférencier a mis l’accent sur le fait que la transition vers l’économie verte est un processus de longue haleine impliquant un dilemme de coût d’opportunité (ex : biocarburant vs. alimentation), qu’il considère comme un faux arbitrage car l’économie fonctionne en circuit et la problématique est collective. Il a illustré le caractère urgent et collectif de laproblématique, en s’appuyant sur les simulations du Plan Djoliba de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) qui prévoit qu’une hausse de la température de 1,5°C d’ici 2050 entraînerait une baisse du Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant de 15 à 20% dans l’UEMOA, tandis qu’une augmentation de 3°C induirait une réduction d’environ 30%. Par ailleurs, il a soutenu que la prise en charge de cette problématique devrait se faire à une échelle collective, ce qui justifie ainsi l’urgence d’une action concertée
dans la lutte contre le changement climatique et le financement de la transition verte.
S’agissant du deuxième point, il a indiqué que la politique monétaire est un moyen d’actions incontournable pour le financement de l’économie verte et durable. En effet, sans financement, l’atteinte des objectifs climatiques serait illusoire. A cet égard, les acteurs du système financier, notamment les banques commerciales et les banques centrales pourraient jouer un rôle majeur à travers la politique monétaire.







