
Guinée : la SFI veut couvrir 50 % des prêts d’Ecobank à la GPC
Selon Agence Ecofin, la Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au financement du secteur privé, envisage d’apporter une garantie partielle à un prêt accordé par Ecobank Guinée à la Guinéenne de Prestation et de Construction (GPC), une entreprise familiale active dans les secteurs de la construction, des mines et de la logistique.
D’après la même source, l’institution prévoit de couvrir 50 % du risque d’un financement total de 40 millions de dollars, soit une garantie pouvant atteindre 20 millions de dollars, libellée en francs guinéens. L’opération s’inscrit dans le cadre d’un mécanisme de participation au risque non financé (Unfunded Risk Participation – URP) d’une durée de cinq ans. Le projet reste toutefois en attente de l’approbation du conseil d’administration de la SFI, prévue le 10 avril.
Toujours selon Agence Ecofin, ce mécanisme vise à contourner certaines contraintes du secteur bancaire guinéen, notamment la réglementation qui limite le volume de prêts qu’une banque peut accorder à un seul emprunteur. Le financement devrait ainsi permettre à GPC de renforcer ses activités et de poursuivre son expansion.
Les fonds serviront notamment à soutenir les projets et contrats déjà en cours de l’entreprise et à lui permettre de répondre à de nouveaux appels d’offres. Ils devraient également appuyer ses trois principaux domaines d’intervention : la construction, qui englobe les travaux publics, les infrastructures et l’immobilier ; les activités minières, incluant l’ingénierie, l’extraction et la maintenance des équipements ; ainsi que la logistique, avec le transport de marchandises et la gestion de la chaîne d’approvisionnement.
Toujours d’après la source, l’opération pourrait générer des retombées plus larges pour l’économie guinéenne, notamment en favorisant la création d’emplois, en soutenant la croissance du PIB et en dynamisant la chaîne d’approvisionnement locale.
Le soutien de la SFI s’accompagne toutefois d’exigences strictes. Classé dans la catégorie de risque significatif, le projet impose à GPC de se conformer à des normes élevées en matière de conditions de travail, de santé et de sécurité, de gestion de la pollution et de relations avec les communautés locales, afin d’assurer que le développement de ses activités respecte les standards environnementaux et sociaux internationaux.







