UEMOA : L’inflation ralentit à 0,6 % en mai 2025 grâce à la baisse des prix alimentaires

UEMOA : L’inflation ralentit à 0,6 % en mai 2025 grâce à la baisse des prix alimentaires
La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié sa note de conjoncture économique pour le mois de mai 2025, révélant une poursuite du ralentissement de l’inflation au sein de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Le taux d’inflation en glissement annuel s’est établi à 0,6 %, contre 1,5 % en avril 2025, soit une baisse notable de 0,9 point de pourcentage.
Cette baisse de l’inflation s’explique principalement par le repli des prix des produits alimentaires, soutenu par une meilleure disponibilité de céréales locales à la suite d’une campagne agricole 2024/2025 plus favorable (+3 % contre +2 % l’année précédente). Le recul des cours mondiaux de certains produits alimentaires importés a également renforcé cette dynamique baissière.
Par ailleurs, la composante « ameublement » a vu sa contribution à l’inflation globale reculer, sous l’effet d’une baisse des prix des équipements de mobilier du ménage (-1,7 % après une hausse de 1,3 % en avril). Cette évolution a réduit la contribution de cette fonction à l’indice général d’environ 0,1 point de pourcentage.
Des tendances contrastées selon les pays
À l’exception du Sénégal, l’ensemble des pays de l’UEMOA ont enregistré une décélération de l’inflation en mai :
- Niger : forte baisse à -3,8 % contre +0,7 % en avril (soit -4,5 points)
- Côte d’Ivoire : -0,1 % contre +0,8 % (-0,9 point)
- Guinée-Bissau : +0,7 % contre +3,8 % (-3,1 points)
- Togo : stabilité à 0,0 % contre +0,8 % (-0,8 point)
- Mali : +8,1 % contre +8,7 % (-0,6 point)
- Bénin : +0,6 % contre +0,8 % (-0,2 point)
- Burkina Faso : +1,6 % contre +1,8 % (-0,2 point)
En revanche, le Sénégal a enregistré une légère hausse du taux d’inflation, passant de -0,2 % à +0,3 %, soit une augmentation de 0,5 point de pourcentage.
Ce ralentissement généralisé de l’inflation dans l’Union est un signal positif pour le pouvoir d’achat des ménages, en particulier dans un contexte de forte sensibilité aux prix alimentaires. Il traduit également une maîtrise progressive des tensions inflationnistes, favorisée par une offre locale mieux structurée et une accalmie sur les marchés internationaux des matières premières.






