TotalEnergies : Un dividende stratégique de 25 millions de dollars pour le Gabon, malgré la crise du brut

TotalEnergies : Un dividende stratégique de 25 millions de dollars pour le Gabon, malgré la crise du brut
L’État gabonais a récemment perçu un dividende de 25 millions de dollars (environ 15,2 milliards de FCFA) de la part de TotalEnergies EP Gabon pour l’exercice 2024. Cette manne financière, due à la participation de 25 % de l’État dans le capital de la filiale, s’inscrit dans le cadre d’une distribution globale de 100 millions de dollars accordée aux actionnaires.
Cette bonne nouvelle pour le Trésor public arrive pourtant dans un contexte de performance en repli pour la filiale gabonaise. Au cours du premier semestre 2025, TotalEnergies EP Gabon a vu son chiffre d’affaires chuter de 11 %, passant de 244 millions de dollars en 2024 à 217 millions de dollars. Cette baisse s’explique principalement par la chute du prix du baril de pétrole brut, dont le prix moyen est tombé à 68,5 dollars. La faible demande pour le brut Mandji, une variété locale, a également aggravé la situation.
La production a elle aussi été affectée, reculant de 11 % pour atteindre 15 400 barils par jour au premier semestre, en raison d’arrêts planifiés. Cette double contrainte sur les prix et la production a entraîné une baisse significative du bénéfice net, qui s’est réduit de 58 %, pour atteindre seulement 22 millions de dollars, contre 53 millions de dollars l’année précédente.
Malgré ces difficultés, la société pétrolière a maintenu ses investissements, qui se sont élevés à 39 millions de dollars au premier semestre 2025. Ces fonds ont été alloués à des opérations de maintenance, des interventions sur les puits et des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces investissements sont jugés essentiels pour la pérennité des activités de la compagnie dans le pays.
La République centrafricaine est devenue, fin juillet, le 46ᵉ pays africain à ratifier le Protocole de Maputo, texte phare de l’Union africaine adopté en 2003 pour la protection des droits des femmes. L’annonce a été faite mardi 26 août par les ONG qui militent pour sa mise en œuvre. Ce traité, considéré comme l’un des plus progressistes au monde, interdit les mutilations génitales féminines, fixe l’âge minimum du mariage à 18 ans et reconnaît le droit à l’avortement médicalisé dans certains cas.







