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]]>La Banque Africaine de Développement (BAD), la Commission de l’Union Africaine (CUA) et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) se sont engagées jeudi 4 novembre à travailler plus étroitement avec les gouvernements pour renforcer les systèmes de gouvernance foncière.
Dans une déclaration conjointe à la fin de la Conférence de 2021 sur les politiques foncières en Afrique, organisée à Kigali, les organisations ont promis une assistance financière et technique pour garantir la transparence des processus de gouvernance foncière et de politique foncière en Afrique.
« À l’heure où le monde est également engagé dans le processus de la COP26, nous souhaitons souligner le fait que de grandes parties de notre continent sont désertiques ou semi-arides et font face à des dommages écologiques. Pourtant, plus que souvent, la répartition inégale des terres a relégué une population croissante de petits agriculteurs, de femmes et de jeunes dans des zones marginales, entraînant une pression accrue sur la dégradation des terres et des ressources foncières », a déclaré Leontine Kanziemo, conseillère, Gestion des ressources naturelles à la Banque Africaine de Développement.
La déclaration appelait à une plus grande équité foncière afin d’élargir l’accès aux ressources naturelles. Il a également déclaré qu’il était crucial de travailler avec les gouvernements, les artistes et les dirigeants culturels pour garantir que les femmes et les jeunes aient accès à la terre. « La majorité de nos habitants dépendent de la terre pour vivre. Par conséquent, la politique foncière en faveur des pauvres doit être transparente pour tous les utilisateurs des terres, équitable et exempte de corruption », ont déclaré les partenaires.
La Conférence sur les politiques foncières en Afrique est organisée tous les deux ans par le Centre africain des politiques foncières (link is external), une initiative conjointe de la CEA, de la CUA et de la Banque Africaine de Développement.
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]]>Une promesse essentielle de sauver et de restaurer les forêts de la planète a été officiellement annoncée le deuxième jour du sommet des dirigeants mondiaux de la COP26.
Cette promesse s’accompagne d’une longue liste d’engagements de la part d’acteurs des secteurs public et privé pour lutter contre le changement climatique, enrayer la destruction de la biodiversité et la faim, et protéger les droits des populations autochtones.
Dans la déclaration, les dirigeants promettent de renforcer leurs efforts communs pour conserver les forêts et les autres écosystèmes terrestres et accélérer leur restauration, ainsi que de faciliter les politiques de commerce et de développement durables, au niveau international et national.
Le texte note également l’autonomisation des communautés locales, y compris les peuples autochtones, qui sont souvent négativement affectés par l’exploitation et la dégradation des forêts.
La déclaration vise également à mettre en œuvre et à remanier les politiques et les programmes agricoles afin de réduire la faim et de protéger l’environnement.
La finance étant également un élément clé de l’engagement, les dirigeants promettant de faciliter l’alignement des flux financiers sur les objectifs internationaux visant à inverser les pertes et les dégradations, tout en garantissant des politiques permettant d’accélérer la transition vers une économie plus verte.
Au cours de la dernière décennie, environ 40 fois plus de fonds ont été consacrés à des pratiques d’utilisation des terres destructrices plutôt qu’à la protection des forêts, à la conservation et à l’agriculture durable.
L’engagement signé par plus de 30 institutions financières couvrant plus de 8.700 milliards de dollars d’actifs mondiaux sous gestion vise à changer cette situation. Il vise à s’éloigner des portefeuilles qui investissent dans des chaînes d’approvisionnement de produits agricoles de base à haut risque de déforestation et à s’orienter vers une production durable.
Notons que les travaux de la Cop de Glasgow se poursuivent jusqu’au 12 novembre.
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]]>A trois jours de l’ouverture officielle de la COP 26 de Glasgow, prévue du 1er au 12 novembre, David Malpass, Président du Groupe de la Banque mondiale a levé le voile sur les axes prioritaires de l’institution quant à la lutte contre le changement climatique.
Lire ci-dessous l’opinion de David Malpass
La lutte contre le changement climatique exigera de profonds changements, sociaux, économiques et technologiques, dont la plupart seront coûteux et nécessiteront de lourds investissements. Pour atteindre nos objectifs climatiques, nous devons impérativement associer les enjeux du climat et du développement, identifier des projets d’atténuation et d’adaptation au niveau national et mobiliser en leur faveur des sources et des structures de financement adaptées en vue de maximiser leur impact.
Pour concrétiser cet objectif complexe, tant du point de vue du financement que de celui des projets, il faut s’appuyer sur des diagnostics d’atténuation et d’adaptation mettant en évidence la trajectoire des émissions, les principales vulnérabilités et les meilleures interventions climatiques. Tels sont les piliers du nouveau Plan d’action sur le changement climatique (CCAP) du Groupe de la Banque mondiale, lancé en avril 2021. Nous nous sommes engagés à porter notre objectif de financement climatique à 35 % du total de nos engagements dans les cinq ans à venir, aligner nos flux financiers sur les objectifs de l’accord de Paris et obtenir des résultats intégrant climat et développement.
La communauté internationale s’est engagée à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à redoubler d’efforts pour permettre l’adaptation au changement climatique. Cet engagement se concrétise à travers les annonces d’objectifs de réduction des GES via les contributions déterminées au niveau national (CDN), la décision des bailleurs de fonds et des investisseurs d’aligner leurs apports financiers sur les objectifs de l’accord de Paris, les engagements des pays et des entreprises à ramener leurs émissions nettes à zéro, ou encore l’arrêt de la construction de nouvelles centrales à charbon à l’étranger, la Chine venant d’annoncer une décision en ce sens.
Dans le même temps, les subventions aux combustibles fossiles augmentent, les taxes carbone sont trop faibles et les décisions audacieuses pour déclasser des centrales à charbon en activité et arrêter la construction de nouveaux sites sont trop rares. De nombreux actifs infrastructurels sont construits selon des normes obsolètes, voire sans respecter aucune norme, et un développement urbain anarchique se poursuit dans les plaines inondables, sur le littoral ou dans d’autres zones à risque.
Par ailleurs, 760 millions de personnes — vivant pour la plupart dans les pays les plus pauvres qui sont responsables de moins d’un dixième des émissions mondiales de GES — continuent d’être privées d’accès à l’énergie. Ces pays doivent accélérer leur développement tout en s’engageant sur une trajectoire de croissance décarbonée et résiliente. Comme ils sont généralement les plus durement touchés par des événements météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles, ils doivent aussi consentir de lourds investissements dans les mesures d’adaptation et la gestion du risque.
« L’adaptation est au cœur du CCAP, parce que le changement climatique et les catastrophes naturelles ont des effets disproportionnés sur les pauvres et les plus vulnérables. »
Notre nouvelle série de notes d’orientation pour la COP26 (a) présente les grandes priorités du Plan d’action. Nous avons introduit dans notre palette d’outils de diagnostic les rapports-pays sur le climat et le développement, en cours de réalisation dans 25 pays. Ces rapports nous fourniront des données et des diagnostics importants pour identifier et hiérarchiser des actions capables de réduire les émissions de GES et de renforcer l’adaptation et la résilience.
Chaque pays devant être le maître de son action climatique, le CCAP met l’accent sur un accompagnement pour l’élaboration des CDN et des stratégies à long terme, avec l’objectif plus large de rapprocher les engagements climatiques des objectifs de développement.
L’adaptation est au cœur du CCAP, parce que le changement climatique et les catastrophes naturelles ont des effets disproportionnés sur les pauvres et les plus vulnérables. Nos études montrent que le changement climatique pourrait faire basculer plus de 130 millions d’individus dans la pauvreté d’ici 2030 et obliger plus de 200 millions de personnes à migrer d’ici 2050 . Investir dans les mesures d’adaptation pour aider les pays et les entreprises à devenir plus résilients est donc une nécessité absolue.
En matière de transition des systèmes clés, nous nous concentrons sur les plus gros émetteurs : l’énergie, l’industrie manufacturière, les transports, l’agriculture et l’utilisation des terres et les villes. Le secteur de l’énergie produisant les trois quarts des émissions mondiales, le CCAP a fait de la transition énergétique l’une de ses priorités : nous aidons nos clients — pays ou entreprises du secteur privé — à s’affranchir des systèmes à forte intensité de carbone à travers une transition juste.
L’action climatique exige de s’impliquer sur plusieurs fronts : appui aux politiques, mise en place d’un environnement propice à l’investissement, élaboration et conception de projets et, surtout, financement. Elle nécessite d’allouer et, au besoin, de conjuguer différents types de financements — commerciaux, concessionnels et dons — en direction du volet concerné de chacun des projets engagés.
Alors que le monde réfléchit à la manière d’accroître les financements climatiques, il faut impérativement concevoir des projets à fort impact et s’intéresser aux paramètres de l’échange entre les apporteurs de financements climatiques et ceux qui les utilisent. Les partenariats et les efforts de coordination, y compris à travers des plateformes nationales, ainsi que la mise au point de solutions innovantes pour attirer les ressources des fondations et des entreprises privées désireuses de concrétiser leurs engagements de neutralité carbone, seront des leviers indispensables pour canaliser les moyens disponibles au service de l’obtention de résultats à fort impact.
« Le changement climatique pourrait faire basculer plus de 130 millions d’individus dans la pauvreté d’ici 2030 et obliger plus de 200 millions de personnes à migrer d’ici 2050. »
Le Groupe de la Banque mondiale est une plateforme idéale pour accompagner les pays en développement dans la réalisation de leurs priorités climatiques et de développement. Nous sommes la principale source de financements climatiques pour ces pays, avec en moyenne plus de 21 milliards de dollars d’engagements chaque année depuis quatre ans.
Et nous n’entendons pas nous arrêter là : dans le cadre du CCAP, nous nous sommes engagés à apporter en moyenne 25 milliards de dollars par an sur la période 2021-25 (sans compter les fonds mobilisés auprès d’autres sources), à travers des projets et des programmes à impact pour diminuer les émissions de GES, favoriser l’adaptation, réduire la pauvreté et les inégalités, et améliorer les résultats du développement. Face à l’urgence climatique, notre stratégie est claire : passer de l’ambition à l’action.
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