Economic Post

Stabilité monétaire prioritaire : La Banque centrale de Namibie maintient son taux directeur à 6,75 %

646vues

Stabilité monétaire prioritaire : La Banque centrale de Namibie maintient son taux directeur à 6,75 %

La Banque Centrale de Namibie a annoncé, ce mercredi 18 juin 2025, sa décision unanime de laisser son principal taux directeur inchangé, le maintenant à 6,75 %. Cette résolution, prise par son Comité de politique monétaire, aura pour conséquence directe de maintenir les taux préférentiels des banques commerciales à 10,50 %. L’objectif primordial derrière cette orientation monétaire est de préserver l’ancrage du dollar namibien (NAD) et de garantir la stabilité monétaire du pays, un pilier essentiel pour son développement économique.

Cette politique de constance de la part de la Banque Centrale de Namibie intervient dans un contexte économique mondial caractérisé par des incertitudes persistantes et des fluctuations marquées. En choisissant de ne pas modifier son taux directeur, l’institution financière affirme sa ferme volonté de maîtriser l’inflation et de soutenir la valeur intrinsèque de la monnaie nationale.

L’ancrage du dollar namibien au Rand sud-africain (ZAR) est un mécanisme fondamental pour une économie namibienne intrinsèquement liée aux dynamiques régionales et internationales. Une politique monétaire stable et prévisible est indispensable pour rassurer les investisseurs nationaux et étrangers, favoriser un environnement économique propice aux affaires et, in fine, protéger le pouvoir d’achat des citoyens face aux chocs exogènes. Cette stabilité offre une prévisibilité pour la planification des investissements à long terme et la gestion des budgets des ménages.

La décision de la Banque Centrale impacte directement les taux préférentiels des banques commerciales, maintenus à 10,50 %. Ce seuil influence de manière significative le coût de l’emprunt pour les entreprises et les ménages namibiens. Un maintien des taux peut être interprété comme une tentative d’encourager l’investissement et la consommation, à condition que les conditions de crédit restent suffisamment favorables pour ne pas freiner l’activité économique. L’équilibre est délicat : il s’agit de stimuler sans pour autant créer de pressions inflationnistes excessives, ce qui nuirait à la stabilité des prix et au pouvoir d’achat.

Laisser une reponse