
Qui est Sidi Ould Tah, le nouveau président de la Banque africaine de développement?
Sidi Ould Tah, économiste mauritanien de 60 ans, a été élu le 29 mai 2025 président de la Banque africaine de développement (BAD) lors de l’assemblée annuelle à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il succède à Akinwumi Adesina à compter du 1ᵉʳ septembre 2025 pour un mandat de cinq ans.
Parcours académique et professionnel
Né à Mederdra, en Mauritanie, Sidi Ould Tah a obtenu un doctorat en sciences économiques de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis et un DEA en économie de l’Université Paris VII. Il a également suivi des programmes exécutifs à la Harvard Institute for International Development, à la London Business School et au Swiss Finance Institute.
Sa carrière débute à la Banque mauritanienne pour le développement et le commerce (BMDC), suivie de fonctions à la municipalité de Nouakchott et au Port autonome de la capitale. En 1996, il rejoint l’Autorité arabe pour l’investissement et le développement agricole à Khartoum, puis la Banque islamique de développement en Arabie saoudite. De 2006 à 2015, il occupe des postes de haut niveau en Mauritanie, notamment conseiller à la présidence et ministre des Affaires économiques et du Développement.
En 2015, il est élu président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il met en œuvre un plan stratégique ambitieux et réalise le premier eurobond de l’institution en 2024.
Distinctions et reconnaissance
Sidi Ould Tah a été honoré par plusieurs distinctions, dont le grade de Chevalier de l’Ordre national du Mérite de Mauritanie, l’Ordre national du Lion du Sénégal et l’Ordre national du Tchad. En février 2025, il a été élu Financier de l’année aux Financial Afrik Awards, soulignant son impact dans le secteur financier africain.
Défis et priorités à la BAD
À la tête de la BAD, Sidi Ould Tah devra naviguer dans un contexte économique complexe, marqué par une réduction de 555 millions de dollars du financement américain et des besoins de financement accrus pour le développement africain. Il envisage de renforcer la collaboration avec les États du Golfe pour soutenir le développement des infrastructures sur le continent.
Son expérience en tant que dirigeant de la BADEA, combinée à sa formation académique et à ses distinctions, fait de lui un acteur clé pour guider la BAD dans ses missions de développement en Afrique.






