Projet Tetelo : L’Angola se positionne pour entrer dans la cour des grands producteurs de cuivre africains

Projet Tetelo : L’Angola se positionne pour entrer dans la cour des grands producteurs de cuivre africains
L’Angola marque un tournant dans sa stratégie de diversification économique. Grâce au lancement imminent du projet Tetelo, le pays s’apprête à faire son entrée dans le cercle très restreint des producteurs de cuivre en Afrique, un secteur que dominent traditionnellement des nations comme la Zambie et la République Démocratique du Congo (RDC).
Depuis des décennies, l’économie angolaise repose fortement sur l’exploitation du pétrole. Face à la volatilité des marchés énergétiques mondiaux, le gouvernement de Luanda a initié une politique active de diversification, misant notamment sur le secteur minier non pétrolier. Le cuivre, métal stratégique pour la transition énergétique mondiale (véhicules électriques, énergies renouvelables), représente une opportunité majeure.
Le projet Tetelo incarne cette nouvelle ambition. L’initiative, que mène une firme chinoise, illustre l’attractivité croissante du potentiel géologique angolais auprès des investisseurs internationaux.
Selon les informations disponibles, l’objectif du projet Tetelo est d’atteindre une production annuelle de 25 000 tonnes de cuivre. Bien que cette quantité ne rivalise pas immédiatement avec les géants de la Copperbelt, elle est importante pour l’Angola.
L’entrée en production de la mine est attendue sous peu, ce qui permettra au pays de commencer à générer des revenus miniers substantiels en dehors de l’or noir. Cette nouvelle source de devises est vitale pour stabiliser et renforcer l’économie nationale.
Ce développement envoie un signal clair : l’Angola est désormais un terrain d’exploration et d’exploitation minière sérieux. Traditionnellement reconnu pour ses diamants, le pays cherche à capitaliser sur ses importantes réserves de minéraux critiques.
Il est important de noter que le cycle de vie d’un projet minier, entre la découverte et le début de l’exploitation, est long. Il faut en moyenne 17 ans pour qu’un gisement devienne une mine active. L’imminence de la production à Tetelo suggère donc que les bases de cette diversification minière furent posées il y a plusieurs années.
Essènandé KOUMENOUGBO







