Marché des titres publics de la CEMAC : 1 317 milliards de FCFA à collecter au 1er trimestre 2025

Marché des titres publics de la CEMAC : 1 317 milliards de FCFA à collecter au 1er trimestre 2025
Le marché des titres publics de la CEMAC connaît un dynamisme sans précédent en ce début d’année 2025. Les États de la sous-région, confrontés à des besoins de financement croissants pour couvrir leurs déficits budgétaires, multiplient les émissions d’instruments de dette sur le marché régional. L’objectif collectif fixé pour le premier trimestre est ambitieux : mobiliser 1 317 milliards de FCFA.
Pour atteindre cet objectif, les trésors publics comptent principalement sur les émissions de Bons du Trésor Assimilables (BTA) et d’Obligations du Trésor Assimilables (OTA). Ces titres de créance, émis sur des maturités allant de 13 semaines à 7 ans, sont particulièrement prisés par les investisseurs en quête de rendements. Des opérations d’abondement, de titrisation et de syndication domestique sont également envisagées pour diversifier les sources de financement.
Une répartition des besoins par pays
Le Cameroun, première économie de la CEMAC, prévoit de lever la plus importante somme : 230,4 milliards de FCFA. Le pays compte principalement sur les BTA pour financer ses projets, mais prévoit également d’émettre des OTA afin d’allonger la maturité de sa dette. Le Congo, le Gabon et le Tchad affichent également des besoins de financement significatifs, avec des objectifs de collecte respectifs de 490 milliards, 445 milliards et 130 milliards de FCFA. La République Centrafricaine, avec ses 22,5 milliards de FCFA, est la moins ambitieuse des six États.
Les OTA : un instrument de financement privilégié
Les Obligations du Trésor Assimilables (OTA) jouent un rôle central dans la stratégie de financement des États de la CEMAC. Ces titres à long terme permettent aux États de sécuriser des financements sur plusieurs années et de réduire leur dépendance vis-à-vis des marchés de court terme. Sur l’ensemble des fonds à lever au premier trimestre, 669,5 milliards de FCFA devraient provenir d’émissions d’OTA.
Une dette publique en constante augmentation
L’attrait des investisseurs pour les titres publics de la CEMAC contribue à une augmentation continue de l’encours de la dette publique des États de la sous-région. À fin octobre 2024, la dette globale de la CEMAC s’élevait à 7 167,7 milliards de FCFA. Le Congo, le Gabon et le Cameroun concentrent à eux seuls plus de 80% de cette dette.






