
Le Nigeria mise sur le pétrole pour relancer son économie
Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a dévoilé un budget ambitieux pour l’année 2025, visant à redynamiser l’économie du pays. Présenté le 18 décembre devant le Parlement, ce budget prévoit notamment une croissance économique de 4,6% et une baisse de l’inflation à 15%. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement compte principalement sur une hausse significative de la production pétrolière.
Le Nigeria, riche en ressources naturelles, est historiquement dépendant du pétrole pour ses revenus. Le président Tinubu a fixé un objectif de production de 2,06 millions de barils par jour, espérant ainsi augmenter considérablement les recettes publiques. Cependant, cet objectif semble ambitieux compte tenu des difficultés rencontrées par le pays ces dernières années pour atteindre ses quotas de production fixés par l’OPEP, en raison notamment du vol de pétrole.
Pour financer ses dépenses, qui s’élèvent à 47 900 milliards de nairas (environ 31 milliards de dollars), le gouvernement prévoit de recourir à de nouveaux emprunts. Le service de la dette, qui représente près de la moitié des dépenses publiques, constitue un fardeau important pour les finances de l’État.
Malgré les défis, le président Tinubu se montre optimiste et assure que ce budget permettra de “restructurer l’économie, stimuler le développement du capital humain et accroître la compétitivité du pays”. Cependant, certains experts s’inquiètent de la trop grande dépendance du Nigeria envers le pétrole et de la volatilité des cours de cette matière première sur les marchés mondiaux.
Le Nigeria a placé ses espoirs de relance économique sur une hausse de sa production pétrolière. Cette stratégie, bien que risquée, pourrait permettre au pays d’augmenter ses revenus et de financer ses projets de développement. Toutefois, le succès de cette politique dépendra de nombreux facteurs, notamment de la capacité du Nigeria à maîtriser les problèmes de production et de la conjoncture internationale du marché pétrolier.






