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Le Niger relève son SMIG à 42 000 FCFA : une hausse historique de 40 % pour doper le pouvoir d’achat

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Le Niger relève son SMIG à 42 000 FCFA : une hausse historique de 40 % pour doper le pouvoir d’achat

Le gouvernement nigérien met fin à plus de dix ans de stagnation. Une révision majeure du salaire minimum est actée, effective au 1er janvier 2024. L’objectif est de soulager les ménages face à l’inflation et de repositionner le pays dans l’UEMOA.

Après plus de onze années de stagnation, la nouvelle est accueillie comme une bouffée d’oxygène pour les travailleurs nigériens. Le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) est officiellement revalorisé, passant de 30 047 FCFA à 42 000 FCFA par mois. Cette décision, prise par décret, représente une augmentation exceptionnelle de 39,78 %.

Annoncée pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2024, cette mesure forte est la réponse du gouvernement à la dégradation continue du pouvoir d’achat face à la cherté de la vie. Maintenu à son taux initial depuis le 17 août 2012, le SMIG au Niger était, jusqu’à présent, le plus faible de la zone UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest Africaine).

Pour le travailleur au bas de l’échelle, c’est un gain net de 11 953 FCFA, destiné à être immédiatement injecté dans l’économie pour stimuler la consommation et améliorer les conditions de vie des couches les plus vulnérables. La revalorisation fait suite à un processus de dialogue social et au plaidoyer de longue date des centrales syndicales.

Au-delà de l’enjeu social interne, cette révision a un impact direct sur le positionnement du Niger dans la sous-région. Avec un SMIG à 42 000 FCFA, le pays se hisse désormais au-dessus de plusieurs de ses voisins, notamment le Mali (SMIG à 40 000 FCFA), et s’affranchit de sa position de pays au salaire minimum le plus bas de la zone UEMOA.

Cette décision symbolise la volonté politique de ne plus dissocier la croissance économique de la justice sociale. Elle pose un nouveau plancher salarial qui devra servir de base aux négociations futures et à la révision des grilles salariales dans le secteur public et privé.

Essènandé KOUMENOUGBO

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