Le Mali vise à booster ses recettes minières : 1,2 milliard USD attendu au premier trimestre 2025

Le Mali vise à booster ses recettes minières : 1,2 milliard USD attendu au premier trimestre 2025
Le Mali, riche en ressources minières, entend renforcer ses finances publiques en tirant davantage parti de ce secteur stratégique. Le ministre des Finances, Alousseni Sanou, a récemment annoncé devant le Parlement un objectif ambitieux : collecter environ 750 milliards de francs CFA (soit environ 1,2 milliard de dollars US) auprès des sociétés minières opérant sur le territoire national au cours du premier trimestre 2025.
Cette somme considérable représente une part importante des recettes budgétaires du pays et témoigne de la volonté du gouvernement de maximiser les revenus issus de l’exploitation de ses ressources naturelles. Les sociétés minières actives au Mali, notamment dans l’or et le lithium, sont donc appelées à contribuer de manière significative à cet effort.
Les leviers de cette hausse des recettes
Le gouvernement malien a engagé une revue approfondie des contrats miniers existants afin de les rendre plus favorables aux intérêts du pays. Il s’agit notamment de renégocier les clauses fiscales et de rehausser les redevances versées par les sociétés minières.
Par ailleurs, les autorités fiscales maliennes ont intensifié leurs contrôles sur les activités des sociétés minières afin de s’assurer du respect de leurs obligations fiscales. Des audits plus fréquents et plus rigoureux sont ainsi menés.
Le gouvernement encourage également le développement de l’industrie locale liée au secteur minier, afin de créer de la valeur ajoutée sur place et d’augmenter les recettes fiscales.
Le Mali a mis en place une stratégie ambitieuse pour augmenter ses recettes minières. La réussite de cet objectif dépendra de sa capacité à trouver un équilibre entre les intérêts de l’État et ceux des investisseurs, ainsi que de sa volonté à mettre en œuvre des réformes profondes dans le secteur minier.
Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité de cette politique et mesurer son impact sur le développement économique du pays.







