Le Japon soutient le développement du Kenya avec un prêt « Samouraï » de 169 millions de dollars

Le Japon soutient le développement du Kenya avec un prêt « Samouraï » de 169 millions de dollars
Le Kenya s’oriente vers une diversification audacieuse de ses sources de financement. Le jeudi 21 août, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a annoncé que le pays a obtenu une facilité de crédit de 25 milliards de yens, soit 169,42 millions de dollars, auprès du Japon. Ce financement, connu sous le nom de prêt « Samouraï », est destiné à des projets stratégiques pour l’industrie automobile et le secteur de l’énergie.
Cette nouvelle stratégie financière a été adoptée pour réduire le coût de la dette kényane, jugé “très, très élevé”, et pour se prémunir contre les risques liés à la volatilité des marchés internationaux et à la hausse des taux d’intérêt américains. Le directeur général de la gestion de la dette au ministère des Finances, Raphael Otieno, a précisé que le Kenya explore désormais activement de nouvelles options de financement libellées en yens et en yuans, comme les obligations « Panda » chinoises.
Un investissement ciblé sur des secteurs clés pour la croissance
Les fonds obtenus auprès de l’Agence publique japonaise de crédit à l’exportation (NEXI) sont spécifiquement alloués à deux secteurs vitaux pour l’économie kényane. M. Mudavadi a expliqué que le financement permettra de renforcer l’industrie locale d’assemblage de véhicules et de fabrication de pièces de rechange, ouvrant ainsi la voie à la création d’emplois de qualité et au développement de l’innovation, notamment dans le domaine des véhicules électriques.
De plus, une part importante du prêt sera consacrée à l’amélioration de l’efficacité énergétique. L’objectif est de réduire les pertes de transport et de distribution d’électricité, qui représentent actuellement 23 % de la production nationale. Cette initiative vise non seulement à diminuer le coût de l’électricité, mais aussi à renforcer la stabilité budgétaire du pays, libérant des ressources pour d’autres programmes de développement.
Cet accord, signé en marge de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-9), symbolise la volonté du Kenya d’établir des partenariats stratégiques et de mettre en œuvre une politique de gestion de la dette plus proactive et tournée vers l’avenir.






