
Le Ghana lève l’exigence de capital minimum pour attirer les investisseurs étrangers
Le Ghana a décidé d’abaisser les barrières à l’entrée pour les investisseurs internationaux. Fini l’obligation de capital minimum pour les entreprises étrangères : cette nouvelle mesure, annoncée par le président John Dramani Mahama, vise à ouvrir le pays aux entrepreneurs du monde entier, qu’ils soient modestes ou fortunés. L’annonce a été faite lors d’un forum au Japon, soulignant la volonté du Ghana de se positionner comme un marché compétitif sur la scène mondiale.
Jusqu’à présent, les opérateurs économiques étrangers étaient tenus d’investir des montants conséquents : 200 000 dollars pour les coentreprises, 500 000 dollars pour les sociétés entièrement détenues par des étrangers et 1 000 000 de dollars pour les sociétés commerciales. Cette nouvelle politique vise à abaisser ces barrières et à encourager aussi bien les grandes entreprises que les entrepreneurs plus modestes à s’implanter au Ghana.
“Que vous apportiez 50 000 dollars ou 100 000 dollars, vous pouvez créer et développer votre entreprise au Ghana”, a déclaré le président Mahama.
Cette réforme est un élément clé de la stratégie du Ghana pour attirer davantage d’investissements directs étrangers (IDE), avec un accent particulier sur des secteurs prioritaires comme l’industrie manufacturière, l’agroalimentaire, l’énergie et l’innovation numérique. L’objectif est de stimuler la création d’emplois et la croissance économique.
Un climat économique favorable
Le président Mahama a également mis en avant les récentes améliorations macroéconomiques qui renforcent l’attractivité du pays pour les investisseurs. Le taux d’inflation, qui avoisinait les 23 % en 2024, a chuté à 13,7 % et devrait atteindre un chiffre à un seul chiffre d’ici la fin de l’année. En outre, le cedi ghanéen est l’une des monnaies africaines les plus performantes de l’année.
Signe d’une confiance retrouvée sur les marchés, la note de crédit du pays a été rehaussée de “junk” à B- avec perspective stable. Ces indicateurs témoignent de l’engagement du Ghana à renforcer sa stabilité économique et à créer un environnement plus propice aux capitaux internationaux.
Faisant écho au message du président, la ministre du Commerce, de l’Agroalimentaire et de l’Industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, a présenté le Ghana comme une porte d’entrée stratégique vers l’Afrique de l’Ouest. Elle a notamment souligné le potentiel du pays pour les entreprises japonaises souhaitant tirer parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
La ministre a exhorté les investisseurs à former des coentreprises et à bâtir des pôles industriels et des chaînes d’approvisionnement, en alliant la “résilience ghanéenne et l’excellence japonaise”, afin de transformer ces opportunités en partenariats mutuellement bénéfiques.






