Le FMI soutient la politique monétaire restrictive de la BEAC : une stratégie maintenue pour maîtriser l’inflation

Le FMI soutient la politique monétaire restrictive de la BEAC : une stratégie maintenue pour maîtriser l’inflation
Le Fonds monétaire international (FMI) a apporté son soutien à la politique monétaire restrictive menée par la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) depuis près de trois ans. Cette approbation fait suite aux consultations annuelles du FMI avec la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), soulignant la pertinence des choix de la banque centrale régionale face aux défis économiques actuels.
Le FMI a clairement indiqué que le maintien des taux d’intérêt actuels est justifié par une inflation qui reste supérieure au seuil de convergence communautaire fixé à 3 %. L’institution de Bretton Woods recommande ainsi de ne pas relâcher la politique monétaire tant que cet objectif n’est pas atteint.
Recommandations supplémentaires du FMI
Au-delà du maintien des taux d’intérêt, le FMI insiste sur l’importance de poursuivre la régulation du marché des changes, maintenir des interventions ciblées en matière de liquidités et renforcer les efforts pour remédier à la fragmentation du système bancaire.
Le FMI a souligné que la BEAC devrait maintenir une politique monétaire restrictive et ne réduire ses taux d’intérêt que lorsque des signes tangibles indiqueront que l’inflation se rapproche du critère de convergence régionale et que les risques pour la stabilité extérieure se sont atténués.
Depuis près de trois ans, la BEAC a adopté une posture rigoureuse pour contenir l’inflation et protéger le système bancaire. Cette politique a été renouvelée en septembre 2024, avec le maintien des taux directeurs malgré une inflation en recul. Dans le détail, le taux d’intérêt des appels d’offres reste fixé à 5 %, le taux de la facilité de prêt marginal demeure à 6,75 %, la facilité de dépôt est maintenue à 0 %. Quant aux ratios de réserves obligatoires ils restent inchangés.
En outre, dans un contexte de resserrement monétaire, la BEAC a renforcé son soutien au secteur bancaire en augmentant ses injections nettes de liquidités. Cette action vise à compenser un déficit de liquidités croissant.
Selon les projections, l’inflation dans la zone CEMAC devrait poursuivre son ralentissement et s’établir à 3,1 % d’ici fin 2025. Si cette tendance se confirme, un allègement progressif des conditions monétaires pourrait être envisagé.






