Crise au Moyen-Orient : la Banque mondiale revoit à la baisse la croissance en Afrique subsaharienne

Crise au Moyen-Orient : la Banque mondiale revoit à la baisse la croissance en Afrique subsaharienne
La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne, en raison des répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient. Désormais estimée à 4,1 % pour 2026 contre 4,4 % auparavant, cette révision traduit les incertitudes croissantes liées aux tensions géopolitiques et à leurs effets sur l’économie mondiale.
Le conflit en cours dans la région entraîne une hausse des prix du pétrole et des engrais, pesant lourdement sur les économies africaines, en particulier celles qui dépendent des importations énergétiques. À cela s’ajoutent des perturbations des chaînes d’approvisionnement ainsi qu’un ralentissement potentiel des investissements étrangers, notamment en provenance des pays du Golfe.
Dans un contexte déjà marqué par un endettement élevé et des marges budgétaires limitées, cette situation fragilise davantage les perspectives économiques du continent. Plusieurs pays pourraient ainsi faire face à une inflation accrue et à une pression renforcée sur les finances publiques.
Malgré ces défis, la Banque mondiale souligne que la résilience de certaines économies africaines pourrait atténuer partiellement l’impact du choc. Toutefois, une prolongation de la crise au Moyen-Orient risquerait d’accentuer le ralentissement et de compromettre les efforts de relance engagés dans la région.
Hervé Ganhouégnon






