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La CEDEAO a annoncé que, dès janvier 2026, tous ses États membres supprimeront les taxes sur le transport aérien et réduiront de 25 % les redevances passagers et de sécurité.
Cette décision, adoptée lors du sommet de décembre 2024 à Abuja, vise à rendre les vols plus accessibles dans la région.
Selon l’institution, ces mesures répondent à la cherté persistante du transport aérien en Afrique de l’Ouest, freinant tourisme, commerce et mobilité. Elles s’inscrivent dans une feuille de route approuvée en novembre 2024, destinée à aligner les pratiques régionales sur les recommandations de l’OACI.
Les charges aéroportuaires en Afrique de l’Ouest peuvent dépasser 100 dollars par passager, bien au-dessus de la moyenne américaine estimée à 40 dollars en 2023.
La CEDEAO prévoit qu’une baisse des coûts favorisera une baisse des tarifs, une hausse du trafic et un renforcement des compagnies régionales. Un mécanisme régional de suivi accompagnera la mise en œuvre de la réforme.
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Après une période d’incertitude, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a retrouvé son dynamisme. Porté par la publication des résultats financiers semestriels des entreprises, le marché boursier a clôturé la séance sur une note résolument positive. Ce regain d’intérêt pour les valeurs phares confirme le rôle de catalyseur que joue la saison des bilans pour l’attractivité de la place boursière.
La séance a été marquée par un regain d’optimisme, avec des investisseurs qui ont ciblé des actions aux performances avérées. Le BRVM Composite, indice principal de la bourse, a enregistré une hausse de 0,22 % pour s’établir à 324,07 points, tandis que le BRVM 30 a progressé de 0,17 % pour atteindre 160,67 points.
Cet appétit pour les valeurs solides a particulièrement profité à certaines entreprises. Oragroup TG s’est distinguée avec un bond de 7,43 %, pour clôturer à 2 240 FCFA. De son côté, CFAO CI a gagné 5,53 % à 1 145 FCFA, et UNIWAX CI a progressé de 4,62 % pour atteindre 1 360 FCFA. Ces performances, directement liées à la publication de résultats financiers solides, ont permis de regagner la confiance des opérateurs et de confirmer l’attractivité de ces titres.
Uniwax, la star de la journée
Uniwax CI n’a pas seulement brillé par la hausse de son cours. La société s’est imposée comme la valeur la plus active de la journée, captant 104,5 millions FCFA d’échanges, soit près de 12,74 % du volume total. Ce chiffre illustre le fort intérêt et la confiance des investisseurs pour cette action.
Le volume global des transactions s’est quant à lui élevé à 820,3 millions FCFA, témoignant d’une activité soutenue sur le marché.
Baisse de régime pour certaines valeurs
Malgré la tendance générale à la hausse, quelques actions ont connu une séance plus difficile. SETAO CI a enregistré la plus forte baisse de la journée, avec un recul de 7,44 % à 995 FCFA, une correction qui pourrait s’expliquer par des prises de bénéfices après une récente progression. Filtisac CI a également cédé du terrain, en chute de 7,41 % à 4 060 FCFA.
La banque BOA BF a également subi des pressions, son cours reculant de 4,91 % à 3 680 FCFA suite à la publication de résultats semestriels jugés décevants.
Dans l’ensemble, la séance confirme que la BRVM continue de s’adapter aux informations financières des entreprises, privilégiant les valeurs qui rassurent et pénalisant celles qui déçoivent.
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La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a affiché une dynamique haussière sélective, stimulée par des valeurs bancaires phares. La Société Ivoirienne de Banque (SIB) et la Bank of Africa Côte d’Ivoire (BOA CI) ont particulièrement brillé, illustrant la confiance retrouvée des investisseurs dans le secteur financier.
La SIB s’est positionnée comme la grande gagnante de la séance, contribuant à elle seule à une augmentation de 40,5 milliards de FCFA de la capitalisation boursière. Cette performance reflète l’attractivité du secteur bancaire et la perception positive des fondamentaux de l’établissement par les investisseurs.
Ce dynamisme a eu un effet d’entraînement sur les indices principaux. Le BRVM Composite a progressé de 0,13 % pour atteindre 220,42 points, tandis que le BRVM 30, qui regroupe les 30 valeurs les plus liquides, a gagné 0,25 %, s’établissant à 160,04 points.
Performances contrastées et valeurs en vue
Malgré cette tendance générale à la hausse, la performance a été contrastée. Le BRVM Prestige, qui regroupe les sociétés aux meilleures pratiques de gouvernance, a reculé de 0,45 %, signalant des prises de bénéfices sur certaines de ses composantes.
Du côté des valeurs gagnantes, la SIB CI (+7,49 %), la BOA CI (+7,44 %) et la SAFCA (+7,33 %) ont enregistré des hausses significatives, portées par un courant acheteur ciblé. Ces performances témoignent de l’intérêt des investisseurs pour les valeurs offrant des perspectives de rendement à court et long terme.
À l’inverse, certaines actions ont subi une forte pression vendeuse. Unilever CI a enregistré la plus forte baisse de la séance (-7,50 %), suivi par Oragroup TG (-6,17 %) et ETIT (-5,56 %). Ces reculs traduisent un manque d’intérêt persistant du marché pour ces titres.
La Société de Gestion et d’Exploitation de Bois (SOGB) a de nouveau dominé le marché en termes de volume d’échanges, représentant 31,5 % de l’ensemble des transactions. Avec un volume de 420 millions de FCFA échangé sur un total de 1,33 milliard, la SOGB confirme son rôle de valeur de référence et de leader en liquidité au sein de son secteur.
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Le développeur panafricain de zones industrielles ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP) a bouclé une levée de fonds de 700 millions de dollars US, l’une des plus importantes jamais réalisées dans le secteur privé des infrastructures en Afrique. À cette occasion, le groupe saoudien Vision Invest rejoint le capital en tant que nouvel actionnaire stratégique.
Ce financement renforce la capacité d’ARISE IIP à accélérer son déploiement à travers le continent, en développant des zones industrielles intégrées axées sur la transformation locale, l’emploi et la durabilité.
Déjà présent dans 14 pays, ARISE IIP s’est illustré par le développement de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), au Bénin. Lancée en 2021, cette zone a permis la création de près de 20 000 emplois et attire des investissements dans des filières stratégiques comme le coton, la noix de cajou ou le soja. « Grâce à cette levée de fonds, nous allons renforcer l’attractivité du Bénin et accélérer la création d’emplois qualifiés », déclare Letondji Beheton, Directeur Général d’ARISE Bénin.
Pour Vision Invest, acteur majeur des infrastructures au Moyen-Orient, cette entrée au capital marque un premier engagement direct en Afrique. « Cet investissement reflète notre volonté de contribuer au développement socio-économique des régions où nous opérons », souligne Mohammad A. Abunayyan, président de Vision Invest.
ARISE IIP développe des zones industrielles intégrées dans plus de 14 pays africains, avec plus de 50 000 emplois créés.
Vision Invest est une société saoudienne d’investissement en infrastructures présente sur quatre continents.
GDIZ, zone industrielle béninoise de référence, est développée en partenariat avec l’État du Bénin.
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Le gouvernement sénégalais a dévoilé son Plan de Redressement Économique et Social (PRES) pour la période 2025-2028, une initiative ambitieuse visant une plus grande autonomie financière. Le plan prévoit de mobiliser 6 400 milliards FCFA, principalement via une meilleure gestion des dépenses et un renforcement de la fiscalité. L’objectif est clair : se libérer de la dépendance aux financements extérieurs.
Cependant, selon le professeur Amath Ndiaye, un économiste de renom, cette stratégie, bien que louable, semble incomplète. Le plan se concentre sur l’équilibre budgétaire, mais ne prend pas en compte le poids écrasant de la dette publique.
Un plan budgétaire qui ignore la dette
Le PRES vise à couvrir les besoins budgétaires, mais il laisse un vide béant face aux obligations financières totales de l’État. Sur la période 2025-2028, les besoins financiers cumulés du Sénégal, qui incluent le déficit budgétaire et le remboursement de la dette, s’élèvent à près de 22 480 milliards FCFA. Le plan du gouvernement ne couvre donc qu’une fraction de ces besoins, laissant le service de la dette – capital et intérêts – largement à la merci des financements extérieurs.
Cette analyse met en lumière une contradiction majeure : si le Sénégal espère financer jusqu’à 90 % de ses dépenses courantes avec ses propres ressources, il reste totalement dépendant de l’étranger pour la gestion de sa dette. C’est particulièrement vrai pour les échéances futures liées aux euro-obligations et aux dettes bilatérales.
Le défi persistant de la dépendance extérieure
Au-delà de la dette, le déficit courant de la balance des paiements, qui était de 2 478 milliards FCFA en 2024, confirme cette dépendance structurelle. Ce déséquilibre, alimenté par un déficit commercial chronique, rend le Sénégal dépendant des investissements directs étrangers (IDE) et de la dette externe pour maintenir ses comptes en équilibre.
Le professeur Ndiaye met en garde contre une “souveraineté financière mal définie” qui pousserait l’État à accaparer les ressources des marchés de capitaux nationaux. Une telle approche risquerait d’étouffer le secteur privé en augmentant le coût du crédit et, par conséquent, de freiner la croissance économique.
Pour atteindre une véritable indépendance financière, le Sénégal devra intégrer à sa stratégie un plan de restructuration de la dette publique, un meilleur pilotage de l’endettement et une politique de réduction du recours aux financements non concessionnels. Le PRES est un pas important vers la maîtrise du budget, mais il ne répond pas encore à la question du financement de la dette, qui demeure le principal défi du pays pour les années à venir.
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La capacité à éradiquer efficacement la pauvreté dépend directement de l’accès à des données précises et actuelles. La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) marque un progrès significatif dans son évaluation post-pandémie de la pauvreté, grâce à une bien meilleure disponibilité des enquêtes sur les budgets des ménages. Cette amélioration ouvre la voie à des politiques publiques plus justes et plus efficaces.
Pour la première fois, la Banque mondiale peut publier des estimations régionales de la pauvreté pour la zone MENA couvrant la période suivant la pandémie. C’est une avancée d’autant plus importante que le manque de données était auparavant un obstacle majeur. La portée des enquêtes sur les budgets des ménages, pourtant essentielle pour mesurer la pauvreté et les inégalités, avait chuté à seulement 28,7 % après la pandémie, rendant impossible la production de chiffres récents.
Aujourd’hui, grâce à l’intégration de nouvelles enquêtes menées en Égypte (2021), en Iran (2023), en Iraq (2023), en Cisjordanie et Gaza (2023) et au Liban (2022), la couverture démographique de la région MENA est passée de 28,7 % à un impressionnant 67,4 %. Ces informations s’ajoutent à celles déjà collectées en Iran (2022), en Tunisie (2021) et en Syrie (2022). Avec désormais 7 des 12 pays en développement de la région MENA couverts, la zone se rapproche de la moyenne mondiale de 76 % de couverture. Ce succès résulte des efforts constants des agences nationales de statistique, combinés au soutien technique et aux conseils de la Banque mondiale.
Des tendances de la pauvreté plus claires, avec des signes de récupération
Bien que la région MENA soit la seule au monde où la pauvreté a augmenté depuis 2010 – passant de 4 % à 8,6 % (selon le seuil de 3 dollars par jour, PPA 2021) avec une projection à 9,4 % en 2025 –, ces nouvelles données permettent une meilleure compréhension des dynamiques. En utilisant un seuil de 4,2 dollars par jour, plus adapté aux pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, le taux, qui était passé de 11,7 % en 2010 à 15,7 % en 2021, a montré un léger recul à 15 % en 2022, indiquant un certain rebond économique.
Si la Syrie et le Yémen contribuent fortement à l’augmentation de la pauvreté en raison de conflits persistants, le tableau n’est pas entièrement sombre. L’Iran, par exemple, a joué un rôle important dans la réduction de la pauvreté après 2020, grâce à une augmentation des salaires, des revenus du travail indépendant et des transferts sociaux ciblés. En Égypte, les taux de pauvreté de 2021 sont revenus à leurs niveaux de 2015, signalant une certaine stabilité. Ces exemples mettent en lumière l’effet positif des réformes économiques et des systèmes de protection sociale.
L’établissement et le maintien d’une mesure fiable de la pauvreté dans la région MENA représentent un accomplissement majeur. Cela fournit aux décideurs des informations vitales pour élaborer des interventions plus pertinentes et suivre les progrès vers l’Objectif de Développement Durable 1 (élimination de la pauvreté). La collecte et la diffusion régulières des enquêtes sur les budgets des ménages sont désormais au cœur de cette évolution positive.
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Jadis perçue comme non pertinente, la technologie 5G connaît un déploiement accéléré sur le continent africain. Boosté par les efforts post-COVID-19 pour renforcer la connectivité, le continent voit la 5G s’implanter rapidement, avec 46 opérateurs télécoms ayant déjà lancé le service dans 27 pays, selon de récentes études.
Ce dynamisme est confirmé par l’Union africaine des télécommunications (UAT), qui recensait en 2024 79 opérateurs télécoms engagés dans des investissements 5G répartis dans 41 pays, dont 35 avaient déjà lancé des réseaux commerciaux dans 21 pays. C’est un bond significatif depuis juin 2021, où l’on ne comptait que sept réseaux 5G commerciaux sur cinq marchés, selon la GSMA. Il est à noter que Vodacom Lesotho a été le pionnier en lançant la 5G sur le continent dès 2018.
Une adoption croissante, notamment en milieu urbain
En 2024, la 5G représentait déjà 25% de la couverture du réseau mobile en zone urbaine, un chiffre notable face aux 73% de la 4G, selon l’Union internationale des télécommunications. L’adoption par les consommateurs suit également cette tendance, avec plus de 26 millions d’abonnés 5G en Afrique subsaharienne en 2024, sur environ 600 millions d’abonnés mobiles uniques. En incluant l’Afrique du Nord, avec des lancements en Tunisie et en Égypte, ces chiffres démontrent l’ampleur croissante de la 5G sur l’ensemble du continent.
Malgré cette progression encourageante, des défis majeurs freinent l’adoption généralisée de la 5G en Afrique. L’UAT identifie cinq domaines clés : les appareils mobiles, les services, l’infrastructure, le spectre et la politique/réglementation.
L’accessibilité des terminaux 5G reste une préoccupation majeure. Bien que des téléphones compatibles soient disponibles à partir de 150 USD, leur coût demeure prohibitif pour une large part de la population africaine. L’UAT suggère des interventions gouvernementales, réglementaires et des opérateurs pour rendre ces appareils plus abordables et ainsi favoriser une adoption massive.
Le faible développement des cas d’utilisation pratique de la 5G est un autre frein. Actuellement, la 5G est principalement utilisée pour améliorer le débit internet, et peu d’applications concrètes dans les domaines personnel et industriel (villes intelligentes, ports intelligents, apprentissage à distance immersif, etc.) sont développées. L’UAT craint que la 5G ne reste un produit de luxe si des usages innovants ne sont pas mis en œuvre.
Enfin, des obstacles liés à l’infrastructure et au spectre persistent. Le coût élevé du déploiement des réseaux 5G, la non-disponibilité du spectre de fréquences nécessaire, le manque de capacité et de disponibilité de la fibre optique, ainsi que l’absence d’incitations à la collaboration interindustrielle et de normes pour la gestion des échanges de données transfrontaliers sont autant de défis à surmonter.
Un potentiel économique considérable
Malgré ces défis, le potentiel de la 5G pour les économies africaines est immense. La GSMA estime que d’ici 2030, la 5G pourrait contribuer à hauteur de 10 milliards de dollars à l’économie régionale, ce qui représente 6% de l’impact économique total du secteur mobile. Avec de nouveaux lancements commerciaux attendus d’ici la fin de l’année dans des pays comme l’Algérie, la République démocratique du Congo, le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert, l’Afrique est bien partie pour tirer parti des avantages de cette technologie transformative.
La réponse appropriée à ces défis permettra de faire de la 5G un véritable levier de croissance et d’inclusion numérique pour le continent africain.
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]]>Sidi Ould Tah, économiste mauritanien de 60 ans, a été élu le 29 mai 2025 président de la Banque africaine de développement (BAD) lors de l’assemblée annuelle à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il succède à Akinwumi Adesina à compter du 1ᵉʳ septembre 2025 pour un mandat de cinq ans.
Parcours académique et professionnel
Né à Mederdra, en Mauritanie, Sidi Ould Tah a obtenu un doctorat en sciences économiques de l’Université de Nice-Sophia-Antipolis et un DEA en économie de l’Université Paris VII. Il a également suivi des programmes exécutifs à la Harvard Institute for International Development, à la London Business School et au Swiss Finance Institute.
Sa carrière débute à la Banque mauritanienne pour le développement et le commerce (BMDC), suivie de fonctions à la municipalité de Nouakchott et au Port autonome de la capitale. En 1996, il rejoint l’Autorité arabe pour l’investissement et le développement agricole à Khartoum, puis la Banque islamique de développement en Arabie saoudite. De 2006 à 2015, il occupe des postes de haut niveau en Mauritanie, notamment conseiller à la présidence et ministre des Affaires économiques et du Développement.
En 2015, il est élu président de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), où il met en œuvre un plan stratégique ambitieux et réalise le premier eurobond de l’institution en 2024.
Distinctions et reconnaissance
Sidi Ould Tah a été honoré par plusieurs distinctions, dont le grade de Chevalier de l’Ordre national du Mérite de Mauritanie, l’Ordre national du Lion du Sénégal et l’Ordre national du Tchad. En février 2025, il a été élu Financier de l’année aux Financial Afrik Awards, soulignant son impact dans le secteur financier africain.
Défis et priorités à la BAD
À la tête de la BAD, Sidi Ould Tah devra naviguer dans un contexte économique complexe, marqué par une réduction de 555 millions de dollars du financement américain et des besoins de financement accrus pour le développement africain. Il envisage de renforcer la collaboration avec les États du Golfe pour soutenir le développement des infrastructures sur le continent.
Son expérience en tant que dirigeant de la BADEA, combinée à sa formation académique et à ses distinctions, fait de lui un acteur clé pour guider la BAD dans ses missions de développement en Afrique.
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]]>La Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) renforce sa présence en Afrique de l’Ouest en ouvrant son tout premier bureau pays à Abidjan. L’accord a été officiellement signé le 13 mai 2025 entre le gouvernement ivoirien et la BIDC, représentée par son président, Dr George Agyekum Donkor.
Cette représentation stratégique permettra à la Banque de mieux répondre aux besoins du secteur privé et public ivoirien, tout en étendant ses interventions vers cinq autres pays : le Libéria, la Sierra Leone, la Gambie, la Guinée-Bissau et le Sénégal. La Côte d’Ivoire devient ainsi un véritable carrefour opérationnel pour les ambitions régionales de la BIDC.
Les autorités ivoiriennes, dont les ministres Léon Kacou Adom et Nialé Kaba, ont salué cette initiative qui s’inscrit dans un partenariat solide et vise à combler le déficit d’infrastructures dans la région. Avec plus de 567 milliards F CFA d’engagements en Côte d’Ivoire à ce jour, la BIDC confirme son rôle moteur dans la transformation économique de la sous-région.
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