ECONOMIE

Cameroun : Arise IIP injecte 300 millions de dollars dans le textile et la logistique

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Cameroun : Arise IIP injecte 300 millions de dollars dans le textile et la logistique

Le groupe indien Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP) a annoncé un investissement majeur au Cameroun. Dans une interview exclusive à Africa 24, le président du groupe, Gagan Gupta, a révélé la construction d’une usine textile intégrée qui devrait générer 15 000 emplois directs d’ici le premier trimestre 2028. Ce projet, baptisé CamTex, vise à transformer localement le coton camerounais, massivement exporté à l’état brut.

L’objectif principal de cette usine est de maximiser la valeur ajoutée sur le territoire national. Gagan Gupta a souligné le potentiel économique de cette transformation. « Aujourd’hui, quand vous exportez du coton brut, vous obtenez environ 1 dollar par kilogramme. Le même coton, une fois transformé en produit fini comme un t-shirt, peut valoir environ 20 dollars par kilogramme », a-t-il expliqué. Le projet entend ainsi réduire la dépendance du pays aux importations de textiles et capitaliser sur sa propre production.

Un partenariat stratégique avec la CNPS

Ce projet textile est la pièce maîtresse d’un partenariat plus large entre Arise IIP et la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) du Cameroun, signé le 12 septembre 2025. Cet accord comprend également la construction d’un port sec (Inland Container Depot) à Dibamba, près de Douala, dont les travaux devraient débuter sous un mois et créeront 2 000 emplois directs.

L’accord prévoit aussi l’aménagement d’une zone industrielle de 100 hectares, également à Dibamba, extensible à 220 hectares, pour la transformation de ressources locales telles que le bois et les produits agricoles. Ce projet, auquel la CNPS est associée, représente un coût estimé à 50 millions de dollars et devrait générer 5 000 à 8 000 emplois. L’ensemble des investissements d’Arise IIP est évalué entre 250 et 300 millions de dollars. Le directeur général de la CNPS, Mekulu Mvondo, anticipe une contribution au PIB national de 0,5 % à 0,7 % et un impact total sur l’emploi de 20 000 à 25 000 postes directs.

D’autres projets d’envergure en discussion

Deux autres projets majeurs sont actuellement en cours de discussion. Le premier est l’exploitation du gisement de bauxite de Minim Martap, un projet de longue date dont les réserves sont estimées à plusieurs millions de tonnes. Le second est la création d’une usine de montage de motos électriques.

Avec une capacité initiale de 3 000 unités, cette usine devrait générer 3 000 emplois directs et contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mekulu Mvondo a assuré que ces projets “ne sont pas quelque chose de très lointain” et pourraient aboutir “dans les prochains jours”.

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