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Banque Africaine de l’Énergie : La Côte d’Ivoire confirme son engagement

le president alassane ouattara
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Banque Africaine de l’Énergie : La Côte d’Ivoire confirme son engagement

le president alassane ouattara

La Côte d’Ivoire vient de confirmer son engagement envers l’intégration énergétique africaine en adoptant, lors du conseil des ministres du 2 juillet, un projet de loi important. Ce projet concerne la ratification de l’Accord portant création de la Banque africaine de l’énergie (BAE), signé le 4 juin 2024. Cette étape fait suite à l’approbation, le 12 février dernier, de la signature de l’accord instituant cette nouvelle institution financière.

Initiée en mai 2022 par l’Organisation des pays africains producteurs de pétrole (APPO), en partenariat avec Afreximbank, la BAE est une institution novatrice conçue pour renforcer le financement du secteur énergétique sur le continent. Son objectif principal est de réduire la dépendance des États africains aux financements extérieurs en proposant des solutions adaptées aux besoins spécifiques du continent.

Basée au Nigéria, la BAE ambitionne de mobiliser des capitaux significatifs pour le développement des infrastructures et l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Parallèlement, elle s’engage à accompagner les stratégies de transition énergétique des pays membres, conciliant ainsi développement économique et impératifs environnementaux.

Des bénéfices tangibles pour la Côte d’Ivoire

La ratification de cet accord est perçue comme un atout majeur pour la Côte d’Ivoire. Le communiqué final du conseil des ministres souligne que “la ratification de l’accord portant création de la BAE permettra à la Côte d’Ivoire de bénéficier du soutien de la banque pour un déploiement ordonné et abouti de la stratégie nationale de transition vers des sources d’énergie durables”.

Dotée d’un capital initial de 5 milliards de dollars, la BAE se positionne comme un levier de financement essentiel pour les projets énergétiques structurants, qu’il s’agisse d’hydrocarbures ou d’énergies renouvelables. Sa mise en place pourrait à terme remodeler le paysage énergétique africain, en offrant une alternative crédible aux financements occidentaux dont l’accès est devenu de plus en plus complexe.

Alors que le lancement de la Banque africaine de l’énergie est désormais prévu pour la mi-2025, la démarche ivoirienne marque une étape stratégique significative dans la reconfiguration des sources de financement pour le secteur énergétique africain. Elle témoigne de la volonté des nations africaines de prendre en main leur développement énergétique et d’assurer une transition juste et équitable.

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