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La Banque nationale pour le développement économique (BNDE) du Sénégal a réussi une émission de 20 milliards FCFA à travers un nouveau mécanisme de financement sur le marché régional. L’opération porte sur des certificats de dépôt Covered d’un montant de 20 milliards FCFA, avec une maturité de deux ans et un taux de rémunération de 6,50 %.
Cette émission, entièrement souscrite par des investisseurs institutionnels, constitue une première pour une banque sénégalaise et dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Elle permet à la BNDE de diversifier ses sources de refinancement et d’explorer de nouveaux instruments sur le marché financier régional.
Le mécanisme « Covered » repose sur des titres adossés à un portefeuille d’actifs servant de garantie. Ce dispositif vise à offrir davantage de sécurité aux investisseurs et à faciliter l’accès des banques à des ressources de financement.
Les fonds mobilisés seront consacrés au financement de secteurs prioritaires de l’économie sénégalaise, notamment l’agriculture, les petites et moyennes entreprises (PME) et d’autres activités productives. Cette opération intervient dans le cadre d’un programme global d’émissions de certificats de dépôt Covered de 50 milliards FCFA porté par la BNDE.
Pour la banque, cette levée de ressources s’inscrit dans sa stratégie visant à renforcer son rôle dans le financement de l’économie et à développer de nouveaux outils adaptés aux besoins des entreprises.
Cette initiative intervient alors que les institutions financières de la région cherchent à diversifier leurs modes de mobilisation de ressources afin d’accompagner davantage les secteurs productifs.
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La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) conserve sa note de crédit Baa1 attribuée par l’agence de notation Moody’s Ratings, avec une perspective stable. Cette décision confirme l’appréciation de l’agence sur la capacité financière de l’institution régionale.
Selon Moody’s, le maintien de cette notation repose notamment sur le soutien des États actionnaires, la solidité de la liquidité de la banque et l’amélioration de la qualité de son portefeuille. L’agence souligne également l’importance de l’accès de la BOAD aux mécanismes de refinancement de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
La perspective stable traduit l’attente de Moody’s de voir la BOAD poursuivre le renforcement de son bilan et maintenir ses performances financières dans un environnement régional marqué par des défis économiques et sécuritaires.
Créée en 1973, la BOAD est l’institution commune de financement du développement des huit États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Elle intervient dans le financement des projets publics et privés dans des secteurs tels que les infrastructures, l’énergie, l’agriculture ou encore l’industrie.
Pour la banque, cette confirmation de notation constitue un élément important dans sa stratégie de mobilisation de ressources sur les marchés financiers afin de soutenir ses interventions au profit des économies de l’Union.
Cette décision intervient alors que la BOAD poursuit la mise en œuvre de son plan stratégique visant à renforcer son rôle dans le financement du développement régional.
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]]>Le groupe Sonatel a enregistré un résultat net consolidé de 230 milliards FCFA au premier semestre 2026, en hausse de 10,5 % par rapport aux 208,1 milliards FCFA réalisés un an plus tôt.
Le chiffre d’affaires progresse également de 9,3 %, pour atteindre 1 049,8 milliards FCFA, contre 960,2 milliards FCFA au premier semestre 2025. Cette évolution est portée notamment par les activités Data, Orange Money et Fixe Broadband.
L’EBITDAAL s’établit à 510,8 milliards FCFA, en progression de 11,6 %, tandis que les investissements atteignent 154 milliards FCFA, principalement consacrés au renforcement des réseaux mobile et fibre.
Le groupe poursuit aussi l’élargissement de sa base de clients. Son parc mobile atteint 41,3 millions d’abonnés, celui d’Orange Money 13,7 millions, alors que les abonnements à la fibre continuent de progresser.
Présent au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone, Sonatel indique vouloir poursuivre ses investissements dans les infrastructures numériques, développer ses services digitaux et financiers, accélérer l’intégration de l’intelligence artificielle et renforcer ses actions en matière de responsabilité sociétale au cours du second semestre 2026.
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La 48ᵉ promotion du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (COFEB) a achevé la première phase de son cycle de formation. La cérémonie de remise des attestations s’est tenue le 25 juillet 2026 à Dakar, en présence du vice-gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Der Rogatien Poda.
Cette promotion compte 30 auditeurs issus des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Elle réunit 20 représentants des administrations publiques, quatre des établissements de crédit, trois des institutions de microfinance et trois d’autres structures financières privées.
Pendant neuf mois, les participants ont suivi des enseignements portant notamment sur la macroéconomie monétaire et financière, les finances publiques, la gestion de la dette, la finance de marché, les techniques bancaires et les méthodes quantitatives. Le programme comprenait également des conférences et des séminaires consacrés au management, au leadership et aux évolutions du secteur bancaire.
Selon Fernand Aboutou, conseiller au directeur général du COFEB, cette formation vise à préparer les cadres des banques centrales, des établissements de crédit et des institutions financières aux transformations du secteur financier.
Les auditeurs entament désormais une deuxième phase consacrée à la spécialisation. Elle comprend un stage d’application de trois mois, suivi de la rédaction et de la soutenance d’un mémoire de fin de cycle. Cette étape doit leur permettre de mettre en pratique les connaissances acquises au cours de la formation.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Der Rogatien Poda a rappelé que les institutions financières évoluent dans un environnement marqué par de nombreux changements. Il a estimé que les futurs responsables doivent être capables d’anticiper ces évolutions et d’y apporter des réponses adaptées. Il a également réaffirmé le rôle du COFEB dans la formation des cadres appelés à exercer des responsabilités au sein des institutions financières de la région.
Depuis sa création, le COFEB a formé 1 828 diplômés au sein de ses 47 premières promotions. L’établissement accueille, en plus des ressortissants des pays de l’UEMOA, des auditeurs venus de plusieurs autres pays africains, notamment la Guinée, la Mauritanie, la République démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, Djibouti et l’Union des Comores.
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Lancé pour aider les jeunes entrepreneurs à transformer leurs idées en entreprises viables, le MTN Innovation Lab a présenté, vendredi 24 juillet 2026 à Cotonou, les startups retenues pour sa deuxième cohorte. L’occasion également de faire le bilan de la première promotion et de mettre en lumière les solutions développées par les jeunes innovateurs béninois.
Le numérique continue d’ouvrir de nouvelles perspectives aux entrepreneurs béninois. À travers son Innovation Lab, MTN Bénin veut contribuer au développement d’un écosystème capable de faire émerger des entreprises locales répondant aux besoins des populations.
Lors de l’Open Day organisé dans les locaux de MTN à Ganhi, la Directrice générale de MTN Bénin, Uche Ofodile, a rappelé l’ambition de cette initiative : accompagner les porteurs de projets dans le passage de l’idée à la création d’entreprises solides.
« Une idée seule ne change rien. Il faut la tester, l’affiner, apprendre, trouver des clients et créer quelque chose de concret pour les populations », a-t-elle expliqué.
Selon elle, l’Innovation Lab est né d’une volonté d’aider les entrepreneurs à développer des solutions utiles, à créer des emplois et à contribuer au développement du Bénin.
Cinq startups retenues pour la deuxième phase
Après un appel à candidatures national, 15 startups ont intégré une phase de pré-incubation. Au terme de cet accompagnement, cinq d’entre elles ont été sélectionnées pour poursuivre le programme d’incubation.
Ces jeunes entreprises bénéficieront d’un accompagnement plus approfondi avec l’appui des équipes de MTN, de mentors et de partenaires de l’écosystème numérique. L’objectif est de les aider à consolider leurs modèles économiques et à accéder au marché.
Pour Uche Ofodile, cette sélection constitue à la fois une reconnaissance et une responsabilité.
« Être sélectionné n’est pas seulement une reconnaissance. C’est une responsabilité de rester proches des clients, de se concentrer sur de vrais problèmes et de construire des entreprises qui créent une valeur durable », a-t-elle déclaré.
La Directrice générale de MTN Bénin a également encouragé les startups non retenues à poursuivre leurs efforts, rappelant que « la progression et la réussite ne sont pas toujours linéaires ».
Un laboratoire ouvert sur l’écosystème numérique
Présentant la vision du programme, Driss Bengeloune, Manager Digital Innovations et Solutions, a expliqué que MTN Innovation Lab veut travailler avec l’ensemble des acteurs du numérique afin de faire émerger des solutions dans plusieurs secteurs.
« Nous croyons qu’il faut travailler avec l’écosystème. Nous avons des infrastructures technologiques et un accès au marché que nous pouvons mettre à la disposition des startups », a-t-il indiqué.
L’accompagnement proposé ne se limite pas à la formation. Les startups peuvent bénéficier d’un appui technique, d’un accès aux ressources de MTN et d’opportunités de collaboration commerciale. Les domaines ciblés concernent notamment la santé, l’éducation, le commerce, le transport ou encore l’assurance.
Les anciens bénéficiaires témoignent
L’Open Day a également permis aux membres de la première cohorte de partager leur expérience. Plusieurs entrepreneurs, dont Viviane Oké, fondatrice de Elles, Marc-Aurel Lebrun, cofondateur de Cashless, ou encore Dr Lafia Machoudou, fondatrice de Medom, ont présenté leur parcours et les bénéfices tirés de l’accompagnement reçu.
Ils ont salué l’appui de MTN, notamment en matière de structuration des projets, de développement des solutions et de mise en relation avec différents acteurs de l’écosystème.
Les startups de la deuxième cohorte ont ensuite présenté leurs projets au public. Parmi elles figurent Forga, Lambdy, Batibid….La cérémonie s’est achevée par une visite des stands des startups de la première promotion, en présence du représentant du Ministre de la Transformation Digitale et de l’Innovation.
Avec cette initiative, MTN Bénin entend poursuivre son engagement auprès des jeunes entrepreneurs et contribuer à faire émerger des solutions numériques adaptées aux réalités locales.
Hervé Ganhouégnon
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Le vice-président de la République fédérale du Nigeria, Kashim Shettima, a effectué, vendredi 24 juillet 2026, une visite à la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), dans le cadre de son séjour officiel au Bénin consacré au renforcement de la coopération économique et industrielle entre les deux pays.
La GDIZ, issue d’un partenariat public-privé entre la République du Bénin et ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP), constitue aujourd’hui l’un des principaux pôles industriels du pays, avec pour ambition de promouvoir la transformation locale des matières premières et de développer une industrie orientée vers l’exportation.
Mandaté par le président nigérian Bola Ahmed Tinubu, Kashim Shettima était accompagné d’une importante délégation composée notamment des gouverneurs des États de Kwara, Imo, Jigawa, Plateau, Katsina et Zamfara, du ministre nigérian de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, ainsi que de plusieurs hauts responsables de l’administration fédérale.
À leur arrivée, les visiteurs ont été accueillis par le directeur général adjoint de SIPI-Bénin S.A., Faki Adje, en présence du directeur général de l’APIEx, Éric Akouté, et du ministre du Tourisme et du Commerce extérieur, chargé de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement privé, Olushegun Adjadi Bakari.
Au cours de cette immersion, la délégation a parcouru plusieurs unités de production de la zone industrielle. Elle a découvert un écosystème intégré axé sur la transformation du coton, de l’anacarde et du soja, la création de valeur ajoutée, le développement des compétences locales et la production destinée aux marchés internationaux.
Le Nigeria veut s’inspirer de l’expérience béninoise
À l’issue de la visite, le vice-président nigérian a salué les résultats obtenus par le Bénin en matière d’industrialisation.
« Nous sommes véritablement impressionnés et nous tenons à féliciter le gouvernement pour son engagement indéfectible en faveur de l’industrialisation », a déclaré Kashim Shettima.
Il a expliqué que cette mission avait pour objectif d’étudier le modèle développé à la GDIZ afin de l’adapter au contexte nigérian. « Nous sommes en train de mettre en place huit zones agro-industrielles dans la première phase de notre programme au Nigeria. Nous allons nous inspirer de l’expérience béninoise pour la reproduire au Nigeria », a-t-il indiqué.
Cette visite traduit l’intérêt du Nigeria pour l’approche développée au sein de la GDIZ, notamment en matière de transformation agro-industrielle, d’attractivité des investissements, de création de valeur locale et de compétitivité des exportations.
Elle s’inscrit également dans la volonté affichée par les présidents Romuald Wadagni et Bola Ahmed Tinubu de consolider les relations économiques et commerciales entre le Bénin et le Nigeria, en favorisant des partenariats industriels et des investissements mutuellement bénéfiques.
Géoffroi Dossou
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]]>Six ans après l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les petites et moyennes entreprises (PME), pourtant au cœur du tissu économique du continent, peinent encore à bénéficier pleinement des opportunités offertes par ce vaste marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs.
À l’occasion de l’émission Business Africa d’Euronews, la directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), Pamela Coke-Hamilton, a souligné que les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la ZLECAf ne profitent pas encore suffisamment aux PME africaines. Selon elle, ces entreprises continuent de faire face à de nombreux obstacles qui limitent leur capacité à commercer au-delà de leurs frontières nationales.
Parmi les principales difficultés figurent le manque d’accès au financement, le coût élevé du transport et de la logistique, la faiblesse des infrastructures, les procédures douanières parfois complexes ainsi que le déficit d’information sur les opportunités offertes par le marché continental. Pour de nombreuses PME, ces contraintes réduisent leur compétitivité face aux grandes entreprises.
Pourtant, les petites et moyennes entreprises représentent plus de 80 % des emplois sur le continent et constituent l’essentiel du secteur privé dans plusieurs pays africains. Leur intégration effective dans les chaînes de valeur régionales est considérée comme une condition essentielle pour que la ZLECAf produise pleinement les effets attendus en matière de croissance, d’industrialisation et de création d’emplois.
La responsable du CCI estime que les gouvernements africains doivent désormais concentrer leurs efforts sur la mise en œuvre concrète des réformes prévues par l’accord commercial. Cela passe notamment par la simplification des procédures commerciales, le développement des infrastructures de transport, la digitalisation des échanges, un meilleur accès au financement et un accompagnement renforcé des PME souhaitant exporter.
Entrée en vigueur en 2021, la ZLECAf ambitionne de créer le plus vaste espace de libre-échange au monde en nombre de pays participants. En supprimant progressivement les barrières tarifaires et non tarifaires, elle vise à stimuler le commerce intra-africain, aujourd’hui estimé à environ 15 % des échanges du continent, un niveau encore inférieur à celui observé dans d’autres grandes régions économiques.
Pour les observateurs, le succès de la ZLECAf dépendra largement de la capacité des États à faire des PME de véritables acteurs du commerce continental. Sans leur participation active, le potentiel du marché unique africain risque de rester en deçà des ambitions affichées.
Hervé Ganhouégnon
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]]>Le Groupe Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de financement. L’établissement bancaire a lancé sa première opération de titrisation sur le Marché Financier Régional de l’UEMOA afin de mobiliser 45 milliards de FCFA, à travers un compartiment dénommé « FCTC BSIC C-1 7,25 % 2026-2033 ».
Cette opération, inédite pour le groupe, repose sur la titrisation d’un portefeuille de créances détenues par trois de ses filiales, à savoir BSIC Bénin, BSIC Sénégal et BSIC Togo. Les créances concernées sont constituées de crédits accordés à des particuliers, des professionnels ainsi qu’à des petites et moyennes entreprises (PME/PMI) opérant dans différents secteurs d’activité.
En transformant ces créances en titres négociables sur le marché financier, la banque libère de nouvelles capacités de financement sans alourdir son bilan. Les ressources ainsi mobilisées permettront de soutenir davantage le financement de l’économie réelle, en particulier celui des PME, considérées comme un moteur essentiel de la croissance et de la création d’emplois dans l’espace UEMOA.
L’émission porte sur 4,5 millions d’obligations d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune, offrant un rendement brut annuel de 7,25 % jusqu’en 2033. Elle bénéficie de plusieurs mécanismes de sécurisation destinés à protéger les investisseurs, notamment un portefeuille de créances supérieur au montant levé, un compte de réserve de 2 milliards de FCFA et une ligne de liquidité du même montant. La transaction a obtenu la note AAA de GCR Ratings, le plus haut niveau de qualité de crédit.
Selon le groupe BSIC, cette opération s’inscrit dans une stratégie de diversification de ses sources de refinancement et d’optimisation de la gestion de ses actifs. Elle traduit également la montée en maturité du marché financier régional, qui accueille désormais des instruments plus sophistiqués que les émissions obligataires classiques.
Au-delà du cas de BSIC, cette émission illustre l’essor de la finance structurée dans l’UEMOA. Longtemps peu utilisée dans la région, la titrisation s’impose progressivement comme un levier permettant aux banques de transformer des créances en liquidités et d’accroître leur capacité à financer les entreprises et les projets de développement.
Hervé Ganhouégnon
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]]>L’État togolais procédera, le 17 août 2026, au paiement des profits semestriels ainsi qu’au remboursement de la dernière tranche du capital de son emprunt obligataire islamique « Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 ». Le montant total de cette échéance s’élève à 10,957 milliards de FCFA, selon une annonce de la Direction générale de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), où ce titre est coté.
La BRVM précise qu’il s’agit du remboursement final du capital de cet emprunt. En conséquence, le titre Sukuk État du Togo 6,50 % 2016-2026 sera suspendu de la cote à compter du 14 août 2026, marquant ainsi la fin de son cycle sur le marché financier régional.
Lancé du 20 juillet au 10 août 2016, cet emprunt islamique avait permis au Togo de mobiliser 150 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UEMOA. Les ressources levées étaient destinées au financement de plusieurs projets de développement économique et social, notamment dans les domaines des infrastructures et des équipements publics.
D’une durée de dix ans, l’opération offrait aux investisseurs une marge de profit annuelle de 6,50 %, avec des paiements semestriels des profits et un remboursement progressif du capital jusqu’à l’échéance finale de 2026.
Comme tout Sukuk, cet instrument de finance islamique repose sur des actifs réels et respecte les principes de la finance conforme à la charia, qui prohibent notamment le paiement d’intérêts. L’opération togolaise avait été structurée autour d’un Fonds commun de titrisation de créances (FCTC), lequel avait émis 15 millions de parts d’une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune.
Avec cette dernière échéance, le Togo clôture l’un des principaux financements islamiques réalisés sur le marché régional de l’UEMOA, après avoir honoré l’ensemble de ses engagements envers les investisseurs sur une période de dix ans.
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Le Mali a levé 60,333 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à l’issue d’une émission simultanée de bons et d’obligations assimilables du Trésor organisée avec l’appui d’UMOA-Titres.
L’opération portait sur des bons du Trésor à 364 jours ainsi que sur des obligations de 3 ans et 5 ans. Le Trésor malien recherchait initialement 55 milliards de FCFA, mais la demande des investisseurs a dépassé ce montant.
Les souscriptions ont atteint 70,910 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 128,93 %. Au total, 60,333 milliards de FCFA ont été retenus, tandis que 10,577 milliards de FCFA de soumissions n’ont pas été acceptés. Le taux d’absorption ressort ainsi à 85,08 %.
Les investisseurs ayant obtenu des titres bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 4,52 % pour les bons du Trésor, de 7,87 % pour les obligations à trois ans et de 7,31 % pour celles à cinq ans.
Le remboursement des bons du Trésor est prévu le 7 juillet 2027, les intérêts étant précomptés et versés d’avance.
S’agissant des obligations, le remboursement du capital interviendra à l’échéance, fixée au 9 juillet 2029 pour les titres à trois ans et au 9 juillet 2031 pour ceux à cinq ans. Les intérêts seront servis chaque année, au taux de 6,00 % pour les obligations à trois ans et de 6,20 % pour celles à cinq ans.
Cette opération permet au Mali de poursuivre le financement de son budget 2026 tout en confirmant l’intérêt des investisseurs pour les émissions de titres publics sur le marché régional de l’UEMOA.
Hervé Ganhouégnon
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