
Actionnariat : Nedbank envisage de céder sa participation de 21% dans Ecobank
Le paysage bancaire africain pourrait connaître une transformation significative avec l’annonce de Nedbank, le géant sud-africain, concernant sa participation au capital d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Dans un communiqué officiel daté du 24 juin 2025, Nedbank a révélé qu’il procédait à une réévaluation stratégique de ses 21,22 % de parts dans le groupe bancaire panafricain. Cet investissement, acquis en 2014 pour environ 500 millions de dollars, avait pour objectif d’étendre la portée de Nedbank à travers le vaste réseau d’Ecobank.
Jason Quinn, le directeur général de Nedbank depuis 2024, a confirmé l’accueil positif de cette démarche par la communauté financière. Il a souligné que toutes les pistes sont explorées, y compris une cession intégrale de la participation dans ETI. Bien qu’aucune décision finale ne soit arrêtée, les échanges avec les investisseurs montrent un consensus croissant en faveur de cette option.
Vers une reconfiguration de l’actionnariat d’ETI ?
La possible sortie de Nedbank, actionnaire de référence, ouvrirait la voie à une redéfinition de l’actionnariat d’ETI, susceptible de modifier les équilibres internes du groupe. Parmi les autres actionnaires de poids figurent la Qatar National Bank (20,10 %), Arise BV (14,10 %) et la Public Investment Corporation (PIC) d’Afrique du Sud (13,48 %).
Cette évolution pourrait également inciter Ecobank à réévaluer ses orientations stratégiques, à l’heure où le secteur bancaire africain connaît une accélération de sa transformation, portée par des groupes particulièrement dynamiques tels que Coris Bank ou Vista Group.
Quelles perspectives pour Nedbank et Ecobank ?
Pour Nedbank, un désengagement d’ETI marquerait un recentrage de sa stratégie continentale. Le groupe pourrait ainsi privilégier des marchés jugés plus prometteurs ou plus rentables à court et moyen terme, notamment en Afrique australe.
À l’inverse, ETI pourrait y voir une opportunité de renouveler son cercle d’investisseurs. Cela pourrait attirer de nouveaux acteurs institutionnels, qu’ils soient africains ou internationaux, désireux de renforcer leur empreinte sur le marché bancaire africain.
Avec une présence dans 33 pays d’Afrique subsaharienne et un actif total de 28 milliards de dollars au 31 décembre 2024, ETI conserve son statut d’acteur incontournable du financement sur le continent. Cette possible recomposition de son capital pourrait-elle marquer une nouvelle étape dans son développement ?






