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Sénégal : le rejet du budget rectificatif fragilise les discussions avec le FMI

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Sénégal : le rejet du budget rectificatif fragilise les discussions avec le FMI

L’Assemblée nationale du Sénégal a rejeté, mardi 3 novembre 2026, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Cette décision complique les démarches du gouvernement pour obtenir un financement de 2,2 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI), alors que le pays cherche à redresser ses finances publiques.

Le texte a été écarté à l’issue d’un vote marqué par les divisions au sein de la majorité parlementaire. Selon les résultats définitifs communiqués par l’Assemblée et rapportés par l’AFP, 126 députés ont voté contre le projet, 20 l’ont soutenu et trois se sont abstenus. Il s’agit du troisième rejet du texte, après deux votes défavorables en commission parlementaire au cours du mois d’octobre.

Les députés du Pastef, majoritaires à l’Assemblée, ont notamment contesté les prévisions budgétaires du gouvernement et dénoncé un manque de transparence sur la situation des finances publiques. Ils ont également exprimé des réserves concernant les mesures envisagées sur les dépenses publiques et les subventions à l’énergie.

Pour l’exécutif, cette loi rectificative devait permettre d’adapter le budget aux nouvelles contraintes économiques, notamment la hausse des prix des hydrocarbures, la progression du service de la dette et la révision des recettes fiscales attendues. Elle devait aussi contribuer au règlement de certaines dépenses de l’État, dont les factures liées à l’électricité.

Ce rejet intervient alors que Dakar attend l’approbation du conseil d’administration du FMI pour un accord préliminaire conclu en septembre dernier. Le programme envisagé porte sur 2,2 milliards de dollars sur une période de 36 mois. Il vise à accompagner le redressement des finances publiques et à soutenir la stabilité économique du pays.

Interrogé sur les conséquences du vote, un porte-parole du FMI a indiqué que l’institution poursuivait son dialogue avec les autorités sénégalaises. Il a toutefois rappelé que l’approbation du programme dépendrait notamment de la cohérence du cadre budgétaire finalement adopté avec les objectifs de l’accord préliminaire.

Le Sénégal se retrouve ainsi face à un double enjeu : parvenir à un compromis sur ses orientations budgétaires et rassurer ses partenaires financiers sur la soutenabilité de sa dette.

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