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Afrique subsaharienne : pourquoi l’inflation pourrait atteindre 5 % en 2027

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Afrique subsaharienne : pourquoi l’inflation pourrait atteindre 5 % en 2027

L’inflation devrait repartir à la hausse en Afrique subsaharienne au cours des deux prochaines années. Dans ses Perspectives économiques régionales d’octobre 2026, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un taux médian de 5 % en 2027, contre 4,3 % en 2026 et 3,4 % en 2025. La hausse des coûts de l’énergie, du transport et des engrais pourrait contribuer à cette évolution.

Le renchérissement des carburants se répercute sur les coûts de transport et de production. Lorsque les dépenses liées au transport des marchandises augmentent, les entreprises peuvent être amenées à relever leurs prix. Les produits alimentaires sont particulièrement exposés, notamment lorsque les coûts d’acheminement pèsent déjà sur les prix payés par les consommateurs.

Les engrais représentent un autre facteur de risque. Leur hausse peut alourdir les charges des agriculteurs et se répercuter sur le coût des récoltes. Dans les pays où l’agriculture occupe une place importante dans l’économie et l’alimentation des ménages, cette évolution pourrait accentuer la pression sur les prix des denrées.

Le FMI souligne également les risques liés à de nouvelles perturbations de l’approvisionnement énergétique et à des conditions météorologiques défavorables. Un épisode marqué d’El Niño pourrait notamment affecter les récoltes et aggraver les tensions sur les prix alimentaires.

Des effets différents selon les pays

La hausse attendue ne touchera pas toutes les économies de la même manière. Les pays importateurs d’énergie sont particulièrement exposés à une augmentation de leur facture extérieure. À l’inverse, certains pays exportateurs de pétrole ou de minerais peuvent bénéficier de recettes supplémentaires lorsque les cours de leurs produits progressent.

La capacité à contenir les prix dépendra aussi de la situation monétaire et budgétaire de chaque pays. Une monnaie qui se déprécie peut renchérir les produits importés, tandis que des réserves extérieures limitées réduisent les possibilités d’absorber un choc prolongé. Les gouvernements disposent également de marges budgétaires restreintes dans plusieurs économies, notamment en raison du coût du service de la dette.

Face à ces risques, le FMI recommande de protéger les ménages vulnérables tout en évitant des mesures de soutien trop coûteuses pour les finances publiques. Les aides ciblées sont présentées comme une solution moins onéreuse que les dispositifs généralisés de soutien aux prix des carburants.

Les banques centrales devront, de leur côté, suivre l’évolution des prix et agir si les tensions deviennent durables. Le FMI estime qu’un resserrement monétaire pourrait être nécessaire dans certains pays pour ramener l’inflation vers les objectifs fixés.

La prévision de 5 % pour 2027 reste donc liée à l’évolution des marchés de l’énergie, des prix alimentaires et des conditions climatiques. Pour les ménages, une hausse de l’inflation se traduirait par une pression supplémentaire sur le coût de la vie. Pour les entreprises, elle pourrait augmenter les coûts de production et compliquer les décisions d’investissement.

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