
Afrique subsaharienne : l’IA pourrait stimuler le PIB de 4 % en dix ans, selon le FMI
L’intelligence artificielle (IA) pourrait devenir un puissant moteur de croissance pour l’Afrique subsaharienne. Dans une analyse publiée le 21 juillet, le Fonds monétaire international (FMI) estime que cette technologie pourrait accroître le produit intérieur brut (PIB) de la région d’environ 4 % au cours de la prochaine décennie, à condition que les pays investissent davantage dans les infrastructures et les compétences numériques.
Selon l’institution, les retombées économiques de l’IA dépendront largement de la capacité des États à améliorer l’accès à l’électricité, à renforcer les réseaux Internet et à développer les compétences de leur population. Ces investissements sont jugés indispensables pour permettre aux entreprises, aux administrations et aux travailleurs de tirer pleinement parti des nouvelles technologies.
Le FMI souligne qu’en l’absence de progrès significatifs dans ces domaines, l’impact économique de l’intelligence artificielle resterait très limité. Le gain de croissance ne dépasserait alors pas 0,2 %, soit vingt fois moins que le potentiel estimé.
L’institution relève également que l’Afrique subsaharienne accuse encore un retard important en matière d’infrastructures numériques. De nombreux pays font face à un accès insuffisant à l’électricité et à Internet, tandis que les capacités de calcul et les centres de données demeurent concentrés dans un nombre restreint d’États.
Pour le FMI, les gouvernements ont ainsi l’opportunité de faire de l’IA un levier de transformation économique, à condition d’accompagner son développement par des politiques publiques adaptées, favorisant l’investissement, l’innovation et la formation des compétences nécessaires.
Hervé Ganhouégnon






