
Marché des titres publics : la BCEAO relève une baisse des taux dans l’espace UEMOA
Le marché régional des titres publics affiche des signaux plus favorables pour les États de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon le dernier rapport de politique monétaire de la BCEAO, les taux de sortie des émissions de titres publics ont reculé au premier trimestre 2026 sur la quasi-totalité des maturités, traduisant une amélioration des conditions de financement sur le marché régional.
Sur le segment des bons du Trésor, les taux moyens ont enregistré une baisse de 59 points de base pour les maturités de 3 mois et de 39 points de base pour celles de 12 mois au cours du premier trimestre 2026. Du côté des obligations, les rendements moyens pondérés se sont établis à 7,15 %, contre 7,39 % trois mois auparavant.
Cette évolution constitue un signal positif pour les finances publiques des pays membres. En pratique, une baisse des taux signifie que les États peuvent mobiliser des ressources sur le marché régional à un coût relativement plus faible. Elle contribue ainsi à limiter progressivement la charge financière liée au recours aux emprunts.
Cette détente intervient dans un contexte marqué par une amélioration de plusieurs indicateurs économiques dans l’espace communautaire. La BCEAO indique que l’activité économique de l’UEMOA est restée dynamique au premier trimestre 2026, avec une croissance du PIB réel estimée à 6,1 % en glissement annuel. La Banque centrale relève également une amélioration de la situation extérieure de l’Union, avec un excédent de la balance globale des paiements.
Le marché régional des titres publics reste ainsi un instrument essentiel du financement des économies de l’Union. Il permet aux États de diversifier leurs sources de financement tout en renforçant l’intégration financière régionale.
Pour les prochaines échéances, le défi sera de maintenir cette confiance des investisseurs en poursuivant une gestion prudente des finances publiques. La baisse des rendements observée constitue toutefois une évolution favorable, alors que les pays de l’UEMOA poursuivent leurs programmes d’investissement et de transformation économique.
Hervé Ganhouégnon







