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Dette publique dans l’UEMOA : le Bénin conserve une marge de manœuvre

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Dette publique dans l’UEMOA : le Bénin conserve une marge de manœuvre

Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) font face à un poids croissant du service de la dette. Les remboursements de la dette ont représenté près de 72 % des recettes publiques de l’ensemble des États membres en 2025, limitant les marges de manœuvre budgétaires pour financer les investissements et les dépenses sociales.

Dans ce contexte, le Bénin se distingue par des indicateurs jugés plus favorables que ceux de plusieurs pays de la sous-région. Le ratio de la dette publique reste inférieur au plafond communautaire fixé par l’UEMOA et les autorités poursuivent une politique budgétaire orientée vers la maîtrise du déficit et la mobilisation des recettes fiscales.

Cette situation offre au pays une position relativement confortable sur les marchés financiers. Les investisseurs accordent généralement une attention particulière à la capacité des États à honorer leurs engagements. Un niveau d’endettement contenu, associé à une gestion budgétaire suivie, peut contribuer à maintenir la confiance des créanciers.

Le Bénin a également diversifié ses sources de financement ces dernières années. En plus des émissions sur le marché régional de l’UEMOA, il a eu recours aux marchés internationaux et à des instruments innovants, tout en conservant l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Cette dynamique intervient dans un contexte où plusieurs pays de la sous-région font face à un renchérissement du coût des emprunts, sous l’effet de la hausse des taux d’intérêt sur les marchés internationaux et des tensions sur les finances publiques.

Pour autant, les économistes estiment que cette position ne met pas le Bénin à l’abri des risques. La poursuite des investissements dans les infrastructures, l’énergie, les transports ou encore l’agriculture nécessite des ressources importantes. Le défi consiste donc à maintenir un équilibre entre les besoins de financement et la capacité de remboursement.
Les récentes évaluations du Fonds monétaire international soulignent que le risque de surendettement du Bénin demeure modéré, tout en recommandant de poursuivre les réformes destinées à accroître les recettes intérieures et à préserver la viabilité de la dette.

Dans un environnement financier devenu plus exigeant, le Bénin semble disposer d’atouts qui lui permettent d’aborder cette période avec davantage de stabilité que certains de ses voisins. La capacité du pays à préserver cette trajectoire dépendra toutefois de la poursuite des réformes économiques, de la qualité de la dépense publique et de l’évolution des conditions de financement sur les marchés régionaux et internationaux.

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