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Afrique : la BAD et JPMorgan veulent accélérer le financement des infrastructures

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Afrique : la BAD et JPMorgan veulent accélérer le financement des infrastructures

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la banque américaine JPMorgan Chase entendent approfondir leur coopération afin d’accélérer le financement des infrastructures, de la transition énergétique et du développement économique sur le continent africain. Cette orientation a été au cœur d’une rencontre de haut niveau organisée à Abidjan entre les dirigeants des deux institutions.

Les discussions ont porté sur plusieurs priorités, notamment le développement des marchés de capitaux africains, le financement des projets publics et privés, le soutien aux institutions financières ainsi que la mobilisation de capitaux internationaux en faveur de l’Afrique. Les deux partenaires souhaitent également faciliter l’accès aux financements en monnaie locale afin de réduire l’exposition des pays africains au risque de change.

Cette coopération intervient dans un contexte où les besoins de financement du continent restent considérables. Selon la BAD, les déficits en infrastructures continuent de freiner la croissance économique, tandis que les investissements nécessaires pour répondre aux défis énergétiques se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards de dollars chaque année.

L’accès à l’énergie a d’ailleurs occupé une place importante lors des échanges. Les deux institutions ont défendu une approche reposant sur un mix énergétique associant les énergies renouvelables et les sources conventionnelles.

Parmi les projets évoqués figure le complexe hydroélectrique de Grand Inga, en République démocratique du Congo, souvent présenté comme l’un des plus grands projets énergétiques du continent.

JPMorgan poursuit par ailleurs le renforcement de sa présence en Afrique avec l’ouverture de bureaux à Abidjan et à Nairobi. Pour la banque américaine, cette implantation doit faciliter l’accompagnement des États, des entreprises et des investisseurs dans un continent dont les besoins de financement continuent de croître.

Au-delà des projets identifiés, cette rencontre illustre la volonté de rapprocher davantage les financements publics du développement et les capitaux privés. Pour la BAD, attirer de grands acteurs financiers internationaux constitue un levier pour accélérer la réalisation d’infrastructures, soutenir l’industrialisation et accompagner la transition énergétique dans les économies africaines.

Hervé Ganhouégnon

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