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Banque : UBA franchit les 22 milliards de dollars d’actifs mais voit sa rentabilité ralentir

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Banque : UBA franchit les 22 milliards de dollars d’actifs mais voit sa rentabilité ralentir

Le groupe bancaire panafricain United Bank for Africa (UBA) a clôturé son exercice 2025 sur une performance contrastée. D’un côté, la banque affiche une forte progression de sa taille de bilan, avec des actifs désormais estimés à plus de 22 milliards de dollars. De l’autre, la rentabilité subit des tensions dans un contexte économique et prudentiel plus exigeant.

Sur l’ensemble de l’exercice, UBA enregistre une croissance de ses actifs, portée par la dynamique de ses opérations dans plusieurs marchés africains et internationaux. Cette progression reflète notamment la hausse des dépôts de la clientèle et la consolidation de ses activités sur ses principaux marchés.

Avec un total d’actifs dépassant les 22 milliards de dollars, le groupe confirme son statut de banque panafricaine de premier plan, appuyée sur un réseau étendu et diversifié.

Malgré cette expansion, les résultats du groupe montrent une pression sur les bénéfices. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment l’augmentation des charges liées au risque de crédit et certains ajustements comptables sur des instruments financiers.

Ces éléments ont entraîné un ralentissement de la croissance du résultat net, traduisant un exercice moins favorable sur le plan de la profitabilité.

Une stratégie de prudence et de consolidation

Face à cet environnement, UBA met en avant une approche prudente de gestion. Le groupe a renforcé ses provisions pour risques et consolidé sa base de fonds propres, afin de préserver sa solidité financière.

Cette stratégie vise à améliorer la résilience de la banque face aux incertitudes économiques et aux évolutions réglementaires dans les différents marchés où elle opère.

Présente dans de nombreux pays africains ainsi que sur d’autres marchés internationaux, UBA poursuit sa stratégie de diversification géographique. Une part importante de ses revenus et de ses actifs provient désormais de ses filiales hors de son marché domestique.

L’exercice 2025 illustre un profil classique pour les grandes banques africaines en phase d’expansion : une croissance rapide du bilan, soutenue par la collecte de dépôts et l’élargissement des activités, mais accompagnée de pressions sur la rentabilité dans un environnement marqué par la prudence accrue sur le risque.

Dans ce contexte, UBA continue de privilégier la solidité financière et la gestion des risques, au détriment d’une performance bénéficiaire plus dynamique à court terme.

Hervé Ganhouégnon

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