
Le Bénin, nouvel aimant des industries manufacturières ouest-africaines
Le Bénin confirme son positionnement croissant comme destination industrielle de premier plan en Afrique de l’Ouest. Selon des responsables de la Chambre d’agrobusiness du Ghana, le pays déploie une stratégie active d’attraction d’investissements qui favorise la relocalisation de certaines entreprises manufacturières de la sous-région vers son territoire. Une dynamique qui suscite des inquiétudes au Ghana, où l’on évoque même un risque de pertes économiques majeures si la tendance se poursuit.
D’après cette organisation professionnelle ghanéenne, des acteurs industriels, notamment dans les secteurs de la transformation et de la fabrication, s’intéressent de plus en plus au Bénin en raison d’un environnement des affaires jugé plus compétitif. Cette attractivité reposerait sur un ensemble de facteurs, dont l’amélioration des infrastructures, la stabilité du cadre réglementaire et les efforts déployés pour faciliter l’implantation des unités de production.
La Chambre d’agrobusiness du Ghana estime que cette réorientation des investissements pourrait représenter un manque à gagner considérable pour l’économie ghanéenne, illustrant par contraste la montée en puissance du Bénin dans la compétition régionale pour les capitaux industriels. Au-delà de la rivalité économique, cette évolution traduit surtout un basculement progressif des centres d’attractivité industrielle au sein de l’espace ouest-africain.
Pour le Bénin, cette tendance constitue une opportunité stratégique. L’installation d’industries manufacturières contribue non seulement à la création d’emplois, mais aussi au développement des chaînes de valeur locales, à l’augmentation des exportations de produits transformés et à la réduction de la dépendance vis-à-vis des matières premières brutes. Elle s’inscrit dans une vision de transformation structurelle de l’économie, orientée vers une plus forte valeur ajoutée.
Ce regain d’intérêt des industriels régionaux confirme ainsi l’image d’un Bénin en mutation, qui ne se limite plus à un rôle de pays de transit ou de simple producteur agricole, mais qui s’affirme progressivement comme un espace de production et de transformation, au cœur des dynamiques économiques ouest-africaines.







