
Ghana : une baisse notable de la pauvreté dans un contexte économique encore fragile
Le Ghana a enregistré une baisse significative de son taux de pauvreté multidimensionnelle au troisième trimestre de l’année 2025, selon les dernières données publiées par la Ghana Statistical Service (GSS). Le taux national s’est établi à 21,9 % au troisième trimestre 2025, en recul par rapport à 23,9 % en début d’année, confirmant une tendance à la réduction de la pauvreté dans le pays.
Cette diminution du taux de pauvreté reflète une amélioration des conditions de vie pour de nombreux Ghanéens. Entre le troisième trimestre 2024 et le même trimestre en 2025, près de 950 000 personnes ont quitté la catégorie de pauvreté multidimensionnelle, qui intègre des privations dans plusieurs domaines essentiels tels que la santé, l’éducation, les conditions de logement et l’emploi.
Plus précisément, plus de 360 000 personnes sont sorties de la pauvreté entre le deuxième et le troisième trimestre de 2025, témoignant d’un progrès continu au cours de l’année écoulée.
Cependant, malgré ces progrès globaux, les inégalités persistantes demeurent préoccupantes. La pauvreté reste nettement plus élevée dans les zones rurales, avec un taux d’environ 31,9 %, contre 14,2 % dans les zones urbaines, ce qui souligne l’écart important entre les conditions de vie en milieu urbain et rural.
Au niveau régional, des disparités marquées subsistent également. Certaines régions comme le Nord-Est et Savannah affichent des taux de pauvreté bien supérieurs à la moyenne nationale, dépassant même les 50 %, tandis que des zones comme Greater Accra et la région Ouest enregistrent des niveaux inférieurs à 20 %.
Les données de la GSS indiquent que les principaux facteurs de privation contribuant à la pauvreté multidimensionnelle incluent notamment le manque d’assurance santé, l’accès insuffisant à une nutrition adéquate, de faibles niveaux d’éducation et l’emploi informel ou précaire.
Les experts estiment que ces résultats reflètent une amélioration générale des services de base, mais appellent à des actions ciblées pour réduire davantage les disparités régionales et renforcer les filets de protection sociale, notamment dans les zones rurales et les communautés les plus vulnérables.






