
Burkina Faso : les jours fériés réduits à 11 pour économiser près de 17 milliards FCFA
L’Assemblée législative de transition (ALT) du Burkina Faso a adopté, le 9 janvier 2026, une loi réformant le régime des jours fériés chômés et payés. À travers ce texte, le pays ramène le nombre de jours fériés de 15 à 11 par an, dans l’objectif d’améliorer la productivité nationale et de réduire les charges supportées par l’État.
Cette réforme s’inscrit dans une volonté affichée des autorités de rationaliser le temps de travail effectif, aussi bien dans l’administration publique que dans le secteur privé. Désormais, seuls 11 jours bénéficient du statut de jours chômés et payés, parmi lesquels figurent notamment le Jour de l’An, la Journée internationale des droits de la femme, la Fête du Travail, la Journée des coutumes et traditions, la fête nationale du 11 décembre, Noël, ainsi que certaines grandes fêtes religieuses.
En revanche, plusieurs dates à forte portée historique, autrefois chômées, changent de statut. Des journées comme le 3 janvier, le 5 août ou le 31 octobre sont maintenues comme moments de commémoration et de recueillement, mais ne donnent plus lieu à une suspension obligatoire du travail.
Selon les estimations avancées lors de l’examen du projet de loi, cette mesure pourrait générer près de 17 milliards de francs CFA d’économies par an. Ces gains proviendraient essentiellement de la réduction des coûts liés aux journées chômées et payées, ainsi que de l’augmentation du nombre de jours effectivement travaillés.
Pour les autorités burkinabè, la réforme vise également à garantir une meilleure continuité des services publics, à renforcer l’efficacité de l’administration et à soutenir l’effort national dans un contexte économique et sécuritaire exigeant. Le gouvernement assure toutefois que la mémoire collective et les valeurs historiques du pays demeurent préservées à travers les mécanismes de commémoration maintenus.






