
Marché des capitaux : UBA franchit le seuil des 348 millions de dollars de capital
United Bank for Africa (UBA Plc) a franchi un cap stratégique majeur en dépassant 348 millions de dollars de capital, soit l’équivalent de plus de 500 milliards de nairas, le seuil minimum désormais requis par la Banque centrale du Nigeria (CBN) pour les banques disposant d’une licence internationale.
Cette performance résulte d’une opération réussie de renforcement de fonds propres, matérialisée par l’admission à la cote de plus de 3,15 milliards de nouvelles actions issues d’une émission de droits sur la Nigerian Exchange (NGX). L’opération a permis au groupe bancaire panafricain d’augmenter significativement sa base de capital et de consolider sa conformité réglementaire .
La CBN a récemment relevé les exigences de capital minimum pour les banques nigérianes, fixant à 500 milliards de nairas le seuil applicable aux établissements à vocation internationale. Cette réforme vise à renforcer la résilience du système bancaire, améliorer la capacité de financement de l’économie et soutenir les ambitions régionales et internationales des grandes banques nigérianes .
En atteignant et en dépassant ce seuil, UBA se positionne parmi les banques les mieux capitalisées du pays, confirmant sa solidité financière et sa capacité à s’adapter rapidement aux nouvelles contraintes réglementaires.
Une position renforcée pour la croissance panafricaine
Présente dans plus de 20 pays africains, ainsi qu’au Royaume-Uni, aux États-Unis et en France, UBA entend s’appuyer sur ce renforcement de capital pour soutenir son expansion, financer davantage les entreprises, notamment les PME, et accompagner les grands projets d’infrastructures sur le continent.
Cette opération accroît également la confiance des investisseurs et améliore la liquidité du titre UBA sur le marché boursier nigérian, tout en renforçant la capacité du groupe à faire face aux chocs macroéconomiques.
Au-delà de la performance financière, le franchissement de ce seuil symbolise la montée en puissance des banques africaines dans un environnement de plus en plus exigeant. Pour UBA, il s’agit d’un signal fort adressé aux régulateurs, aux investisseurs et aux clients : celui d’un groupe solidement capitalisé, prêt à jouer un rôle clé dans le financement du développement en Afrique.
Hervé Ganhouégnon






