Reconstitution ADF-17 : Le Fonds africain de développement franchit un cap historique en mobilisant 11 milliards USD

Reconstitution ADF-17 : Le Fonds africain de développement franchit un cap historique en mobilisant 11 milliards USD
Le Fonds africain de développement (FAD), la fenêtre concessionnelle du Groupe de la Banque africaine de développement dédiée aux pays africains à faible revenu, a réalisé une mobilisation record de 11 milliards de dollars lors de la 17ᵉ reconstitution de ses ressources (ADF-17). Ce montant représente le plus haut niveau jamais atteint par ce mécanisme de financement, marquant un tournant significatif dans le soutien au développement du continent.
La conférence des donateurs s’est tenue à Londres, sous l’égide des gouvernements du Royaume-Uni et du Ghana, et a rassemblé 43 partenaires internationaux déterminés à renforcer l’impact du FAD malgré un contexte mondial marqué par des contraintes financières.
Cette mobilisation dépasse largement les 8,9 milliards de dollars levés lors de la reconstitution précédente, soulignant une progression de l’engagement des partenaires en faveur de la transformation économique en Afrique.
Pour la première fois, 19 pays africains — dont certains bénéficiaires historiques — ont participé en tant que contributeurs, avec un total de 182,7 millions USD promis par ces pays, renforçant ainsi la notion d’appropriation africaine du développement.
Parmi les engagements notables figurent 2 milliards de dollars promis par le Fonds de développement international de l’OPEP et 800 millions USD de l’Arab Bank for Economic Development in Africa (BADEA).
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah, a qualifié cette reconstitution de « moment charnière », interprétant le résultat comme un choix collectif en faveur de l’ambition et de l’investissement plutôt que du retrait face aux défis mondiaux.
La reconstitution ADF-17 s’inscrit dans une approche innovante qui vise à étendre l’utilisation d’instruments financiers modernes, tels que l’option d’emprunt sur les marchés financiers, pour augmenter l’effet de levier des ressources disponibles et catalyser davantage de financements privés.
En outre, les engagements pris renforcent la capacité du FAD à soutenir des projets essentiels pour l’Afrique, allant des infrastructures et de l’agriculture à l’énergie et aux services sociaux, tout en promouvant une croissance durable et inclusive.
Hervé Ganhouégnon







